Publié le 19 octobre 2025 à 16h40. À l’occasion de la Journée mondiale des animaux et du 47e anniversaire de la Déclaration universelle des droits des animaux, une réflexion sur le respect et la protection de toutes les espèces est relancée, avec un appel à une meilleure sensibilisation et à des actions concrètes.
- La Déclaration universelle pour le bien-être animal (DUBA), adoptée en 1977, reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles capables de ressentir la douleur et le stress.
- Ce document propose un cadre intergouvernemental pour encourager les nations à adopter des législations et des initiatives visant à améliorer la protection animale.
- L’importance du bien-être animal est liée au développement durable, à la sécurité alimentaire et à d’autres enjeux mondiaux.
La semaine dernière, à l’occasion du 4 octobre, Journée mondiale des animaux, marquant également le centenaire de sa célébration et les 47 ans de la proclamation de la Déclaration universelle des droits des animaux, une organisation internationale a réaffirmé l’urgence de promouvoir le respect, la préservation et la protection de toutes les espèces. Cette double commémoration offre une occasion de revisiter les fondements de la défense animale et de sensibiliser un public plus large.
Selon les défenseurs des animaux, il est crucial de diffuser largement ces textes fondateurs, afin que chacun puisse contribuer à lutter contre les différentes formes de maltraitance qui persistent dans la société. Sans information, sans éducation et sans fondements scientifiques, la bataille pour le bien-être animal ne pourra être gagnée, estiment-ils.
Dans ce contexte, les lecteurs réguliers de cette rubrique se verront proposer, aujourd’hui et dimanche prochain, de découvrir en détail la Déclaration universelle pour le bien-être animal, afin de la partager avec leur entourage, notamment les plus jeunes générations.
Rédigée initialement par l’ancienne Société mondiale pour la protection des animaux (WSPA), aujourd’hui World Animal Protection, une organisation non gouvernementale internationale créée en 1981, la DUBA est une proposition d’accord intergouvernemental qui reconnaît que les animaux sont des êtres capables de ressentir et de souffrir, et que leurs besoins doivent être respectés. Son adoption encouragerait les gouvernements à renforcer leurs législations et leurs initiatives en matière de protection animale.
Les auteurs de la déclaration soulignent que le bien-être animal est intrinsèquement lié au développement durable, à la sécurité alimentaire et à d’autres préoccupations majeures des Nations Unies. Ils estiment que la Déclaration universelle pour le bien-être animal (DUBA) pourrait contribuer à la réalisation de certains des Objectifs du Millénaire pour le développement, établis en 2000.
La Déclaration universelle pour le bien-être animal a été adoptée par la Ligue internationale des droits des animaux en 1977 et proclamée l’année suivante. Elle a par la suite reçu l’approbation de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
Préambule:
Reconnaissant que les animaux sont des êtres vivants et sensibles et qu’ils méritent donc une considération et un respect particuliers.
Considérant que les humains partagent cette planète avec d’autres espèces et d’autres formes de vie et qu’ils coexistent tous au sein d’un écosystème interdépendant.
Reconnaissant que, malgré d’importantes différences sociales, économiques et culturelles entre les sociétés humaines, chacune doit évoluer de manière humaine et durable.
Constatant que de nombreux États disposent déjà d’un système de protection juridique des animaux domestiques et sauvages.
Souhaitant garantir l’efficacité continue de ces systèmes et le développement de lignes directrices plus larges et améliorées pour le bien-être animal, la Société mondiale pour la protection des animaux (WSPA) proclame : cette Déclaration universelle pour le bien-être animal comme une norme commune à mettre en œuvre par tous les peuples et toutes les nations, afin de promouvoir le respect de ces principes par tous les moyens appropriés et d’assurer leur reconnaissance et leur respect effectifs par des mesures progressives, aux niveaux national et international.
ARTICLE 1
Définitions
- a) « Animal » désigne tout mammifère non humain, oiseau, reptile, amphibien, poisson ou invertébré capable de ressentir de la douleur ou du stress.
- b) « Sauvage » comprend tout animal qui n’a pas été domestiqué par l’homme.
- c) « Animaux dépendants de l’homme » désigne les animaux dont le bien-être et la survie sont sous la responsabilité de l’homme, y compris les animaux de compagnie, ceux élevés pour la production de nourriture, de produits, de traction, de services, de recherche scientifique, de divertissement et les animaux sauvages gardés en captivité.
- d) « Animaux de compagnie » désigne les espèces qui, dans le contexte de la culture locale, sont traditionnellement des compagnons de l’homme et sont élevées, systématiquement ou non, à cette fin.
- e) « Cruauté » désigne toute douleur ou stress inutile infligé à un animal, que ce soit par un acte délibéré ou par négligence.
- f) Le « bien-être » est le degré auquel les besoins physiques, psychologiques et comportementaux d’un animal sont satisfaits.
ARTICLE 2
Règlement de base
- Les humains ont une obligation positive envers le soin et le bien-être des animaux.
- Aucun animal ne devrait être inutilement abattu ou exposé à des actes cruels de la part d’un être humain.
- La cruauté envers tout animal doit être considérée comme un délit grave, reconnu comme tel dans la législation à tous les niveaux et passible d’amendes suffisantes pour empêcher le contrevenant de récidiver.
ARTICLE 3
Animaux sauvages
- Lorsqu’il est nécessaire de capturer et de tuer des animaux sauvages pour sauvegarder la biodiversité, le nombre maximum d’animaux capturés doit être durable et déterminé par des bases scientifiques claires issues des pratiques de gestion.
- Lorsqu’il est nécessaire de capturer et de tuer des animaux sauvages, seules les techniques qui ne conduisent pas à :
– Cruauté
– Dommages causés aux animaux qui ne font pas l’objet de la procédure.
– Dommages à l’habitat naturel
- La capture et l’abattage d’animaux sauvages à des fins sportives ou de divertissement devraient être interdits.
- Pour assurer l’application de la réglementation précédente, toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour protéger l’habitat et les écosystèmes.
ARTICLE 4
Animaux dépendants des humains
- Les animaux élevés sous la surveillance des humains ou gardés par ceux-ci en captivité doivent bénéficier des Cinq Besoins Fondamentaux, de plus en plus reconnus dans le domaine du bien-être animal, à savoir :
– Ne pas avoir faim ni soif : accès constant à de l’eau fraîche et à une alimentation pour les maintenir vigoureux et en bonne santé.
– Ne pas subir d’inconfort : fournir un environnement approprié comprenant un abri et une aire de repos confortable.
– Ne pas souffrir de douleur, de blessure ou de maladie : grâce à la prévention, au diagnostic rapide et au traitement nécessaire.
– Nécessité de ne pas souffrir de peur et de douleur : garantir les conditions et les traitements qui préviennent la souffrance mentale.
– Besoin d’être capable d’exprimer un comportement normal : fournir un espace suffisant, des installations appropriées et une compagnie d’animaux du même type.
- Les vétérinaires et autres personnes qualifiées doivent être autorisés à euthanasier sans cruauté tout animal blessé ou malade dont l’existence implique des souffrances continues.
Les prochains articles seront publiés dimanche prochain.
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