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« Dans le passé, c’était une seconde nature pour tout le monde d’être un peu ivre tout le temps »

Publié le 15 novembre 2023. L'artiste britannique Self Esteem dévoile les coulisses de sa vie sur la route, entre concerts, moments de repos et quête d'équilibre dans un quotidien trépidant. Self Esteem accorde une grande importance à l'exercice…

« Dans le passé, c’était une seconde nature pour tout le monde d’être un peu ivre tout le temps »

Publié le 15 novembre 2023. L’artiste britannique Self Esteem dévoile les coulisses de sa vie sur la route, entre concerts, moments de repos et quête d’équilibre dans un quotidien trépidant.

  • Self Esteem accorde une grande importance à l’exercice physique et à la gestion de ses e-mails pour préserver son bien-être mental.
  • L’artiste privilégie le repos et la préservation de son énergie avant chaque représentation, évitant les soirées agitées.
  • Elle partage son quotidien nomade, entre bus de tournée, festivals et la recherche d’un chez-soi stable à Londres.

Pour Rebecca Lucy Taylor, alias Self Esteem, la vie d’artiste est un mélange constant de performances énergiques et de moments de calme nécessaires. Elle révèle une routine surprenante, axée sur la discipline et la préservation de son équilibre personnel.

La journée commence généralement tardivement. « Je n’ai généralement pas de temps libre, donc la clé pour ne pas me sentir fou est de faire un peu d’exercice et de répondre aux e-mails… cela semble très simple mais il est parfois difficile de s’y retrouver », confie-t-elle. Elle préfère ne pas prendre de petit-déjeuner et commence sa journée par une activité physique, soit une course, soit des exercices à domicile comme des squats. « Quand je suis dans le bus touristique, je peux dormir et dormir », ajoute-t-elle, soulignant l’importance du repos.

Lorsqu’elle est en tournée, Self Esteem essaie de dormir jusqu’à 11 heures du matin, profitant du confort de sa couchette. Les festivals, en revanche, sont synonymes de douches peu glamour. La restauration, qui débute vers midi, est un moment crucial, surtout lorsqu’elle voyage avec un groupe de 15 personnes. « Il y a 15 personnes dans mon groupe maintenant, donc je vais attendre pour voir si quelqu’un veut venir manger », explique-t-elle.

Les journées sont souvent longues, avec des concerts qui ne commencent pas avant 21 heures. Self Esteem profite alors de ce temps pour se reposer ou travailler. Elle se souvient d’un festival, Electric Picnic, où les artistes avaient accès à une équipe complète de professionnels – tatoueurs, masseurs, maquilleurs, coiffeurs – et où elle a succombé à la tentation d’un tatouage, immortalisant les initiales de son chien sur sa peau.

Malgré son envie d’assister à d’autres spectacles lors des festivals, Self Esteem se décrit comme timide et préfère éviter les interactions trop intenses avec le public. « Si je suis en festival, j’aime aller voir autre chose mais je suis assez timide donc, si les gens veulent me parler quand je me promène, je peux trouver ça un peu épuisant donc j’ai tendance à me tenir à l’écart », précise-t-elle. Elle insiste sur l’importance d’être bien reposée avant de monter sur scène, car le spectacle est physiquement et émotionnellement éprouvant.

L’artiste évoque également l’évolution de ses habitudes sociales. « En tant qu’artiste, il peut y avoir beaucoup de choses à traîner. Quand j’étais plus jeune, on buvait mais j’ai 40 ans l’année prochaine donc je ne passe plus mon temps à boire », explique-t-elle. Elle mentionne des soirées passées à jouer à Uno et la difficulté de résister à la tentation de passer du temps sur son téléphone, même en essayant de rester disciplinée.

Après le spectacle, la « descente » est inévitable. « Quand je suis descendu de scène à Glastonbury, tout le monde voulait que je fasse la fête – je ne voulais pas du tout », se souvient-elle. Elle privilégie désormais le yoga, une alimentation saine et d’autres pratiques bien-être. Elle souligne l’importance de la modération, regrettant que personne ne l’ait informée plus tôt des effets néfastes d’une consommation excessive d’alcool.

Self Esteem apprécie de pouvoir jouer plusieurs concerts dans la même ville, ce qui lui permet de se repérer et de se sentir plus stable. Elle reconnaît que la réalité du voyage est souvent moins glamour que l’imagination, ayant passé de nombreuses années à dormir sur le sol de bus Sprinter (véhicules utilitaires). Elle se dit chanceuse de disposer aujourd’hui d’une couchette dans les bus de tournée.

Malgré son esprit libre, elle avoue apprécier l’idée d’avoir un endroit fixe. Elle vient d’emménager dans son propre appartement à Londres, même si elle dort actuellement sur un matelas au sol. « Je dors actuellement sur un matelas par terre mais c’est merveilleux car c’est mon matelas par terre et le propriétaire ne peut pas me faire bouger », dit-elle avec humour. Elle s’amuse de devoir dépenser son argent pour des objets du quotidien, comme un panier à linge.

Avant de s’endormir, elle écoute des podcasts, notamment ceux de Trixie et Katya sur le drag et de Race Chaser, qui analyse l’émission RuPaul’s Drag Race. Elle apprécie également les podcasts d’histoire de Dan Snow. « En gros, je ne peux pas être seul avec mes pensées », confie-t-elle.

Cette année, Self Esteem a collaboré avec Three pour soutenir la prochaine génération d’artistes irlandais, notamment l’artiste émergente Rebecca Lane de City Stages. Suivez le parcours de City Stages sur @threeireland sur les réseaux sociaux. Suivez Self Esteem sur @selfestimeselfestime sur Instagram.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.