Publié le 25 novembre 2025 17:56:00. Des syndicats et associations dénoncent un manque de moyens et de volonté face aux violences sexistes et sexuelles au sein de l’Éducation nationale, illustré par des difficultés d’accueil et d’écoute des victimes. Une mobilisation s’est tenue ce mardi devant le rectorat d’Aix-en-Provence.
- Des victimes de violences sexistes et sexuelles rencontrent des obstacles pour obtenir un accompagnement adéquat, allant jusqu’à des entretiens improvisés en voiture.
- Une intersyndicale a organisé un rassemblement devant le rectorat d’Aix-en-Provence pour dénoncer le traitement des victimes et l’inaction des autorités.
- La cellule d’écoute mise en place pour les victimes a été recentrée “en interne”, suscitant des inquiétudes quant à son accessibilité et son efficacité.
Le témoignage d’Élodie Boussarie, de Sud-éducation, met en lumière les difficultés rencontrées par les victimes de violences sexistes et sexuelles dans le milieu scolaire et administratif. Elle relate le cas d’une victime qu’elle accompagnait et à qui le rectorat a indiqué l’absence de salle disponible pour un entretien, l’obligeant à se dérouler dans une voiture.
« Il y a quelques jours, on a accompagné une victime. Au rectorat, on nous a répondu qu’il n’y avait pas de salle disponible pour la recevoir. On nous a dit que l’entretien se ferait en distanciel : au final, il s’est passé depuis une voiture… Même si l’échange était mené avec sérieux, ça donne une idée du manque de moyens et de volonté. »
Élodie Boussarie, Sud-éducation
Ce mardi matin, une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le rectorat d’Aix-en-Provence, à l’initiative d’une intersyndicale. Cette action coïncidait avec le comité social d’administration et la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Les manifestants dénonçaient le mépris avec lequel sont traitées les victimes, ainsi que le silence, l’inaction et le mépris dont elles sont victimes, que ce soit au sein de l’administration ou des établissements scolaires.
Les organisations syndicales réclament une véritable politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, incluant la prévention, l’écoute, la protection et l’accompagnement des victimes. La recentralisation de la cellule d’écoute, désormais gérée “en interne”, suscite des interrogations quant à son indépendance et à sa capacité à répondre aux besoins des victimes.
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