Publié le 12 octobre 2023 10:45. Les tensions commerciales entre Washington et Pékin s’intensifient, tandis que la paralysie politique aux États-Unis pèse sur les marchés financiers. L’ouverture de la saison des résultats pourrait offrir un répit aux investisseurs.
- La menace d’une nouvelle guerre commerciale sino-américaine plane, malgré des déclarations affirmant une volonté de dialogue.
- La fermeture partielle de l’administration américaine se prolonge, retardant la publication de données économiques cruciales.
- La saison des résultats débute aujourd’hui aux États-Unis, avec les premiers rapports des grandes banques.
Les marchés financiers sont confrontés à une conjoncture difficile, marquée par la résurgence des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et par une impasse politique à Washington. Vendredi dernier, l’annonce de nouveaux droits de douane américains sur les importations chinoises a provoqué une chute des bourses mondiales, même si la Maison Blanche a ensuite tenté d’apaiser les craintes. Pékin a quant à lui affirmé sa détermination à répondre à toute escalade commerciale.
Cette situation de blocage, conjuguée à la fermeture partielle de l’administration américaine depuis le 1er octobre – due à un désaccord budgétaire entre Républicains et Démocrates – freine la publication de données économiques essentielles. Le rapport mensuel sur l’emploi est retardé, et les chiffres de l’inflation ne devraient pas être connus avant le 24 octobre. Cette absence d’indicateurs économiques rend la tâche particulièrement ardue pour la Réserve fédérale américaine, qui doit décider de sa politique monétaire future.
Les bourses américaines ont déjà ressenti les effets de ces incertitudes. Le S&P 500 a perdu 1,6%, le Dow Jones Industrial Average 1,2%, et le Nasdaq a cédé un maigre 0,2%. Ces baisses, bien que limitées, sont en partie attribuables à la fermeture administrative et, surtout, aux inquiétudes liées au conflit commercial sino-américain.
Dans ce contexte morose, l’ouverture de la saison des résultats pourrait apporter un peu d’optimisme. Les analystes s’attendent globalement à des chiffres trimestriels supérieurs aux attentes. Les premières entreprises à publier leurs résultats sont des géants du secteur financier, tels que J.P. Morgan, Wells Fargo, Goldman Sachs, BlackRock et Citigroup.
Les investisseurs, refroidis par la perspective d’une guerre commerciale avec la Chine, semblent privilégier la prise de bénéfices après une année de bonnes performances. Sur le graphique journalier du S&P 500, la tendance récente s’est orientée à la baisse. Pour l’instant, la situation n’est pas alarmante, car l’indice reste soutenu par sa moyenne mobile exponentielle sur 55 jours, à 4 330 points, et par le sommet de la zone de trading précédente, à 4 300 points. Ce n’est que si ces niveaux de support sont franchis que les investisseurs pourraient s’inquiéter sérieusement.
Sur le même sujet
