Publié le 8 novembre 2025 à 01h12. Des scientifiques ont identifié deux médicaments déjà approuvés, initialement conçus pour lutter contre le cancer, qui pourraient inverser les lésions cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques prometteuses.
- Le létrozole et l’irinotécan, utilisés respectivement pour traiter le cancer du sein, du côlon et du poumon, pourraient être testés prochainement dans le cadre d’essais cliniques dédiés à la maladie d’Alzheimer.
- Les recherches suggèrent que ces médicaments agissent sur différents types de cellules cérébrales, les neurones et les cellules gliales, réduisant les dépôts de protéines tau, un marqueur clé de la maladie.
- Bien que les résultats soient encourageants, les chercheurs soulignent la nécessité de mener des études complémentaires, notamment sur des patients humains, pour confirmer l’efficacité et la sécurité de ces traitements.
Cette avancée majeure résulte d’une analyse approfondie des changements d’expression génétique dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’équipe de chercheurs américains a utilisé une base de données médicale, appelée Connectivity Map, pour identifier des médicaments susceptibles d’inverser ces modifications génétiques. Ils ont constaté que les patients traités par létrozole ou irinotécan dans le cadre de leur traitement contre le cancer présentaient un risque plus faible de développer la maladie d’Alzheimer.
Les tests en laboratoire, menés sur des modèles murins, ont révélé que la combinaison de ces deux médicaments réduisait significativement l’accumulation de protéines tau dans le cerveau et améliorait les capacités d’apprentissage et de mémoire des souris. Ces résultats suggèrent que le létrozole agit principalement sur les neurones, tandis que l’irinotécan cible les cellules gliales, offrant ainsi une approche thérapeutique potentiellement plus complète.
Les chercheurs insistent toutefois sur le fait que ces découvertes préliminaires nécessitent une validation rigoureuse. Les médicaments n’ont pour l’instant été testés que sur des animaux et pourraient entraîner des effets secondaires indésirables. Néanmoins, cette approche ouvre la voie à des traitements personnalisés, adaptés aux profils génétiques spécifiques de chaque patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Face à l’augmentation du nombre de cas d’Alzheimer dans le monde, cette recherche pourrait avoir un impact significatif sur la santé publique.

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