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De petits changements réalisables dans l’activité physique liés à des risques de mortalité plus faibles

Publié le 14 janvier 2026 15:23:00. Quelques minutes d'activité physique supplémentaire par jour, ou une simple réduction du temps passé assis, pourraient avoir un impact significatif sur la longévité, selon une vaste étude internationale publiée dans The Lancet.…

De petits changements réalisables dans l’activité physique liés à des risques de mortalité plus faibles

Publié le 14 janvier 2026 15:23:00. Quelques minutes d’activité physique supplémentaire par jour, ou une simple réduction du temps passé assis, pourraient avoir un impact significatif sur la longévité, selon une vaste étude internationale publiée dans The Lancet. Les chercheurs estiment que même de petits changements de comportement peuvent réduire considérablement le risque de décès prématuré.

  • Une augmentation de cinq minutes de marche à un rythme modéré (environ 5 km/h) par jour est associée à une réduction de 10 % de tous les décès chez la majorité des adultes.
  • Réduire d’une heure le temps passé assis quotidiennement pourrait diminuer le risque de décès de 13 % dans l’ensemble de la population adulte.
  • L’étude souligne que les bienfaits pour la santé sont perceptibles même avec des augmentations minimes d’activité physique, remettant en question l’importance excessive accordée au respect strict des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L’étude, menée auprès de plus de 135 000 adultes en Norvège, en Suède, aux États-Unis et au Royaume-Uni, s’appuie sur des données d’activité physique mesurées objectivement grâce à des dispositifs portables, contrairement à de nombreuses études antérieures qui reposaient sur des déclarations personnelles. Les chercheurs ont suivi les participants pendant une période moyenne de huit ans, analysant la relation entre leur niveau d’activité, leur temps passé assis et leur risque de décès.

Les résultats indiquent que l’impact de ces changements modestes est particulièrement important pour les personnes les moins actives. Chez celles qui ne pratiquent qu’environ deux minutes d’activité physique d’intensité modérée par jour, une augmentation de 10 minutes supplémentaires est associée à une réduction de 9 % du risque de décès. De même, réduire d’une heure le temps passé assis chez les individus les plus sédentaires (ceux qui passent plus de 12 heures par jour assis) pourrait entraîner une diminution de 3 à 3,5 % du nombre total de décès.

Les auteurs de l’étude soulignent que ces estimations fournissent des preuves solides de l’impact positif, même à petite échelle, de l’activité physique et de la réduction de la sédentarité sur la santé publique. Ils précisent toutefois qu’il ne s’agit pas de recommandations personnalisées et que des recherches supplémentaires sont nécessaires, notamment dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, pour tenir compte des spécificités de ces populations.

« Ces résultats mettent en évidence le potentiel considérable d’améliorer la santé de la population en encourageant des changements de comportement simples et réalisables », expliquent les chercheurs. Ils insistent sur le fait que l’activité physique ne doit pas être perçue comme une obligation contraignante, mais comme une opportunité d’améliorer son bien-être.

En savoir plus : Décès potentiellement évités grâce à de petits changements dans l’activité physique et le temps de sédentarité : méta-analyse des données de participants individuels d’études de cohortes prospectivesThe Lancet

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.