Home AffairesDÉCÈS DE L’ASSUREUR DE L’AVIATION MIRKO ROSSI : UNE COMPENSATION ARRIVE POUR LA FAMILLE

DÉCÈS DE L’ASSUREUR DE L’AVIATION MIRKO ROSSI : UNE COMPENSATION ARRIVE POUR LA FAMILLE

by Amélie Bernard

Publié le 18 décembre 2025. L’épouse d’un parachutiste décédé lors d’un accident à l’aéroport militaire de Guidonia en 2017 a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Bologne, qui a condamné la compagnie d’assurance à verser une indemnisation de 160 000 euros.

  • La cour d’appel a rejeté l’argument de l’assurance selon lequel le parachutisme serait une activité sportive et non un exercice professionnel.
  • Une nouvelle procédure judiciaire a été ouverte par la famille contre l’Armée de l’Air et le médecin militaire de l’aéroport.
  • L’épouse du défunt estime que son mari aurait pu être sauvé si les soins avaient été prodigués plus rapidement.

Isabella Antonacci, l’épouse de Mirko Rossi, a vu son recours aboutir après des années de bataille juridique. La compagnie d’assurance, qui initialement refusait de verser l’indemnité prévue par la police d’assurance-vie, soutenait que le parachutisme relevait d’une activité sportive et non d’un exercice professionnel, excluant ainsi la couverture en cas d’accident. La cour d’appel de Bologne a infirmé cette interprétation, confirmant le jugement de première instance et obligeant l’assureur à indemniser la famille.

L’affaire ne s’arrête pas là. Parallèlement à cette procédure, la famille Rossi a engagé une action en justice contre l’Armée de l’Air et le médecin militaire présent sur les lieux de l’accident. Isabella Antonacci exprime son désespoir et sa conviction que son mari aurait pu survivre si les secours avaient été plus rapides et plus efficaces.

« Il aurait pu être sauvé – après l’accident, il était encore en vie et si le médecin avait été sur place, il y avait 82% de chances qu’il ait survécu ».

Isabella Antonacci, épouse de Mirko Rossi

Bien que la procédure pénale ait été classée sans suite, la famille espère obtenir réparation devant les tribunaux civils. Leur plainte porte notamment sur un possible manque de formation du médecin militaire en matière de prise en charge des urgences liées au parachutisme. L’Armée de l’Air est mise en cause pour avoir déployé un médecin jugé insuffisamment préparé à ce type de situation.

La compagnie d’assurance avait initialement argué que sa police ne couvrait pas les risques liés à des activités dangereuses, qu’elles soient sportives ou professionnelles, lorsque l’accident est directement lié à la pratique de ces activités. Elle considérait le parachutisme comme une activité à haut risque, excluant ainsi toute indemnisation. Cependant, la cour d’appel a balayé ces arguments, estimant que la police d’assurance devait couvrir le décès de Mirko Rossi.

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