Le roi Harald V de Norvège, doyen des monarques européens, est décédé le vendredi 28 août 2026 à l’âge de 89 ans à l’Hôpital national d’Oslo. Son fils, le prince héritier Haakon, lui succède automatiquement sur le trône, marquant la fin d’un règne de plus de trente-cinq ans.
Le décès du roi Harald V à l’Hôpital national d’Oslo
Le monarque norvégien s’est éteint selon la confirmation officielle du palais royal. Âgé de 89 ans, Harald V avait été hospitalisé pour le traitement d’une anémie hémolytique ainsi que d’une infection bactérienne de la circulation sanguine, avant de s’éteindre paisiblement dans la capitale norvégienne.
Le Premier ministre Jonas Gahr Støre a rendu hommage au souverain disparu en saluant son engagement de longue date envers la nation. Il a déclaré que toute une nation est en deuil et que le peuple norvégien conserve un profond sentiment de gratitude pour une longue vie passée au service de la Norvège, a déclaré le chef du gouvernement norvégien dans un communiqué officiel, soulignant la confiance indéfectible que le roi a témoignée à son peuple pendant plus de trois décennies.
Un règne marqué par la modernisation et l’épreuve de l’exil
Né en 1937 à Asker, près d’Oslo, Harald était le premier prince norvégien à voir le jour dans son pays depuis le roi Olav IV en 1370. Son enfance a été profondément marquée par la Seconde Guerre mondiale. À l’âge de trois ans, lors de l’occupation de la Norvège par l’Allemagne nazie, il avait dû fuir avec sa mère et ses sœurs vers les États-Unis en passant par la Suède, tandis que son père et son grand-père trouvaient refuge à Londres avec le gouvernement en exil. La famille royale n’était rentrée en Norvège qu’en juin 1945.


Ayant accédé au trône en janvier 1991 à la suite du décès de son père, le roi Olav V, Harald a adopté la devise familiale All for Norway
. Au cours de son règne, il s’est efforcé de moderniser l’institution monarchique tout en refusant d’emprunter la voie de l’abdication choisie par d’autres souverains européens. Sa vie privée avait elle aussi forgé sa popularité : après avoir tenu tête pendant neuf ans aux pressions de la noblesse européenne, il avait obtenu l’autorisation d’épouser sa compagne de longue date, Sonja Haraldsen, en août 1968.
Les hommages internationaux, de Nairobi à Oslo
La disparition du souverain a suscité des réactions bien au-delà des frontières scandinaves. Le président kenyan William Ruto a adressé un message de condoléances à la reine Sonja, à la famille royale et au gouvernement norvégien, saluant la mémoire d’un monarque d’exception. Il a déclaré que le Kenya s’associe au deuil de la Norvège suite à la disparition d’un monarque exceptionnel dont la vie a été définie par le devoir, la dignité, l’humilité et un dévouement indéfectible envers son peuple, a déclaré le président kényan dans sa déclaration officielle.

Ce message fait écho aux liens diplomatiques récents unissant les deux pays. En juin 2026, William Ruto avait effectué une visite officielle historique en Norvège, la première d’un chef d’État kényan dans ce pays nordique, au cours de laquelle il avait été reçu au Palais royal par le prince héritier Haakon. Le dirigeant kényan a rappelé que cette visite avait permis d’ouvrir un nouveau chapitre de coopération bilatérale dans les domaines de la sécurité, de l’action climatique et de l’économie bleue.
L’avènement du roi Haakon
Avec la disparition d’Harald V, la monarchie norvégienne entre dans une ère nouvelle. Le prince héritier Haakon accède automatiquement au trône, tandis que les arrangements funéraires du défunt souverain n’ont pas encore été immédiatement communiqués par le palais. La nation observe une période de deuil tout en saluant l’héritage d’un roi qui sut guider son pays à travers les mutations de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle.