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Déclaration signée dans un contexte d’incertitude quant à l’avenir de Gaza

Publié le 14 octobre 2025 à 06h12. Un accord de paix historique pour Gaza a été signé en Égypte sous l'égide de l'administration Trump, mais sa mise en œuvre concrète et l'avenir politique de la région restent flous,…

Déclaration signée dans un contexte d’incertitude quant à l’avenir de Gaza

Publié le 14 octobre 2025 à 06h12. Un accord de paix historique pour Gaza a été signé en Égypte sous l’égide de l’administration Trump, mais sa mise en œuvre concrète et l’avenir politique de la région restent flous, tandis que le Hamas réaffirme son contrôle sur le territoire.

  • La Maison Blanche a publié le texte intégral de la déclaration signée par l’Égypte, le Qatar et la Turquie, garantissant le respect de l’accord de paix.
  • L’accord ne mentionne aucune solution à un ou deux États, se concentrant sur la sécurité et les opportunités pour les Palestiniens et les Israéliens.
  • Le Hamas a repris le contrôle de Gaza, réprimant ses rivaux et suscitant des interrogations sur son rôle futur dans la gestion du territoire.

L’accord de paix, conclu après un sommet à Charm el-Cheikh, engage les pays garants à soutenir les efforts du président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza. La déclaration affirme que cet accord ouvre un nouveau chapitre pour le Moyen-Orient, fondé sur l’espoir, la sécurité et la prospérité. Cependant, les détails de sa mise en œuvre restent vagues, et l’absence de mention d’une solution politique à long terme suscite des inquiétudes.

Parallèlement, la situation humanitaire reste tendue. Israël exprime sa consternation face au faible nombre de dépouilles d’otages restituées par le Hamas, qui invoque des difficultés logistiques. Une mère d’otage tué en captivité a accusé le gouvernement israélien de « trahir » les familles en attente de nouvelles de leurs proches.

Le cessez-le-feu, entré en vigueur il y a cinq jours, a permis la libération de tous les otages israéliens encore en vie, en échange d’environ 2 000 prisonniers palestiniens. Néanmoins, des obstacles majeurs subsistent : le Hamas refuse de se désarmer et Israël ne s’est pas engagé à un retrait complet de Gaza.

Donald Trump a coprésidé le sommet de la paix en Égypte, déclarant :

« C’est un jour formidable pour le monde, c’est un jour formidable pour le Moyen-Orient. »

et affirmant que les dirigeants présents avaient « réalisé ce que tout le monde considérait comme impossible ». Il a même affirmé :

« Nous avons enfin la paix au Moyen-Orient. »

Toutefois, interrogé sur l’avenir politique de la région, il a précisé :

« Nous parlons de reconstruire Gaza. Je ne parle pas d’un seul État, d’un double État ou de deux États. »

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a quant à lui estimé que l’accord sur Gaza « clôt un chapitre douloureux de l’histoire de l’humanité » et ouvre la voie à une solution à deux États.

Sur le terrain, le Hamas semble déterminé à consolider son pouvoir. Des combattants du groupe ont été déployés dans les rues de Gaza depuis le début du cessez-le-feu, et des sources sécuritaires indiquent qu’au moins 33 personnes ont été tuées lors de récentes opérations contre des groupes rivaux. Le Hamas semble bénéficier d’un certain assentiment des États-Unis pour assurer une surveillance temporaire du territoire dévasté. Donald Trump a d’ailleurs laissé entendre que le Hamas avait reçu un « feu vert » pour assurer la sécurité à Gaza :

« Ils veulent mettre fin aux problèmes, et ils l’ont dit ouvertement, et nous leur avons donné notre approbation pendant un certain temps. »

Ismail Al-Thawabta, chef du bureau des médias du gouvernement du Hamas à Gaza, a déclaré que le groupe ne permettrait pas un vide sécuritaire et qu’il maintiendrait la sécurité publique et les biens. Le Hamas a exclu toute discussion sur son arsenal, affirmant qu’il ne rendrait ses armes qu’à un futur État palestinien.

L’analyste palestinienne Reham Owda estime que les actions du Hamas visent à dissuader les groupes qui ont collaboré avec Israël et à affirmer sa place dans un éventuel nouveau gouvernement, malgré l’opposition probable d’Israël.

Pour en savoir plus :

Rapports supplémentaires AFP, Reuters

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.