Home Des sportsDéfi de podcast étudiant NPR : natation par temps froid

Défi de podcast étudiant NPR : natation par temps froid

by Camille Renault

Publié le 18 novembre 2025 03:27:00. Dans la Haute Vallée du Vermont, un groupe de femmes défie le froid glacial en se plongeant régulièrement dans la rivière Connecticut, une pratique qui va bien au-delà d’un simple coup de fouet hivernal.

  • Les « Brave Souls », un groupe de nageuses en eau froide, se réunissent régulièrement pour des baignades hivernales dans la rivière Connecticut.
  • Ces baignades, qui durent environ trois minutes, sont vécues de manière très différente par chaque participante, allant de la douleur intense à un sentiment d’euphorie.
  • Au-delà de la sensation physique, le groupe a créé un fort sentiment de communauté et d’appartenance.

Alors que l’hiver s’installe dans le nord des États-Unis, certains choisissent une méthode peu conventionnelle pour l’affronter : la nage en eau glacée. Eliza Dunn, étudiante au Dartmouth College, a suivi les « Brave Souls », un groupe de nageuses de la Haute Vallée du Vermont, pour comprendre ce qui les motive à se jeter dans les eaux glaciales de la rivière Connecticut.

Allie Evans, membre du groupe, décrit sa préparation :

« Je suis arrivée habillée d’une couverture, d’un pantalon de survêtement, de chaussettes en laine et de chaussures de tennis, avec mon maillot de bain en dessous. »

Allie Evans, membre des Brave Souls

Le rituel est simple mais radical : se dévêtir malgré le froid et plonger dans l’eau, parfois même en brisant la glace.

Amy Green, l’une des organisatrices, explique :

« Mais lors de ces journées vraiment fraîches, nous avons dû, en quelque sorte, percer la glace pour pouvoir entrer dans l’eau. Nous avons juste écrasé ça. »

Amy Green, organisatrice des Brave Souls

Une fois dans l’eau, le chronomètre démarre pour une immersion de trois minutes.

Les expériences varient considérablement. Kendra Littner, une nouvelle venue dans le groupe, témoigne de la douleur initiale :

« Quand j’entre, la douleur instantanée est terrible. Genre, qu’est-ce que tu fais ? »

Kendra Littner, membre des Brave Souls

Amy Green, en revanche, privilégie l’appréciation de la beauté du paysage :

« J’aime juste – aimer, admirer la beauté, et puis je rappelle toujours à tout le monde, comme, regardez comment – comme, distrayez-vous. »

Amy Green, organisatrice des Brave Souls

Malgré ces différences, toutes les participantes s’accordent sur le sentiment d’euphorie qui suit la baignade.

« Quand vous sortez, c’est presque comme si vous aviez juste une poussée de caféine ou une poussée d’adrénaline. Genre, tu dis juste oui. Et je me sens tout simplement super – je veux dire heureux. Comme si votre corps se sentait tellement bien. Genre, tu as fait quelque chose pour toi-même. »

Kendra Littner, membre des Brave Souls

Au fil des mois, la pratique est devenue plus qu’un simple défi physique. Amy Green souligne l’importance du lien social :

« Je pense vraiment qu’il s’agit d’être avec d’autres personnes. »

Amy Green, organisatrice des Brave Souls

Kendra Littner ajoute :

« Le groupe est… ils sont cinglés. J’ai besoin de noix. Les noix me font tenir. C’est quelque chose – je n’ai aucune idée de ce que ça fait, mais cela m’a définitivement rapproché de gens que, encore une fois, je n’aurais jamais rencontrés. »

Kendra Littner, membre des Brave Souls

Les Brave Souls se retrouvent chaque semaine, bravant le froid et se promettant de revenir, tissant ainsi des liens forts dans les eaux glaciales de la rivière Connecticut. Ce reportage est une contribution d’Eliza Dunn, finaliste du NPR College Podcast Challenge. Vous pouvez en savoir plus sur le concours et soumettre votre propre candidature ici.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.