Home SantéUn groupe de travail examine les partenariats entre facultés de médecine, notamment WWAMI

Un groupe de travail examine les partenariats entre facultés de médecine, notamment WWAMI

by Sophie Martin

Publié le 18 novembre 2025 à 02h28. Un groupe de travail sur la formation médicale dans l’Idaho s’apprête à transmettre aux responsables politiques la délicate question de l’allocation de fonds pour augmenter le nombre de médecins dans l’État, sans pour autant prendre de décision ferme sur les partenariats existants.

  • Le groupe de travail a recommandé de ne pas privilégier un partenaire spécifique pour l’expansion de la formation médicale.
  • La question de l’avenir du programme WWAMI, un partenariat régional controversé, reste au centre des débats.
  • Le rapport final, attendu début décembre, laissera aux législateurs le soin de décider comment investir plusieurs millions de dollars par an.

Après trois mois de discussions et une réunion de trois heures au Statehouse lundi, le groupe de travail sur la formation médicale a conclu qu’il était préférable de laisser les choix politiques aux élus de l’Idaho. L’objectif principal reste de pallier la pénurie chronique de médecins dans l’État, qui affiche le taux de médecins par habitant le plus bas du pays.

Le groupe a reconnu la nécessité d’aider davantage d’étudiants de l’Idaho à intégrer des écoles de médecine, une expansion qui pourrait coûter plusieurs millions de dollars chaque année aux contribuables. Cependant, il n’a pas formulé de recommandation quant à la destination de ces fonds. Les options sur la table incluent le renforcement du partenariat avec la faculté de médecine de l’Université de l’Utah, la conclusion d’un nouvel accord avec le Collège de médecine ostéopathique de l’Idaho (ICOM), ou encore l’élargissement des relations avec le programme WWAMI, un partenariat régional qui regroupe Washington, Wyoming, Alaska, Montana et l’Idaho.

Le représentant Dustin Manwaring, coprésident du groupe de travail, a souligné cette approche prudente :

« Nous n’avons pas nécessairement besoin de choisir un gagnant ici. »

Dustin Manwaring, représentant (R-Pocatello). Cette position reflète les tensions politiques entourant les différents partenariats, en particulier WWAMI.

L’Idaho finance actuellement 40 places par an au sein du programme WWAMI et 10 places à l’Université de l’Utah, permettant aux étudiants de l’Idaho de bénéficier de frais de scolarité réduits. Cependant, WWAMI a été critiqué ces dernières années pour son manque d’ouverture à accueillir davantage d’étudiants de l’Idaho. L’Université de Washington, qui gère le programme, a également été sous pression pour signer une déclaration garantissant que les fonds des contribuables de l’Idaho ne seraient pas utilisés pour la formation à l’avortement. Elle a fini par le faire en février, après la présentation d’un projet de loi visant à retirer l’Idaho de WWAMI.

Lors de la réunion de lundi, plusieurs membres du groupe de travail se sont montrés favorables à l’acceptation de la dernière offre de WWAMI : accueillir cinq étudiants supplémentaires en 2026 et cinq autres en 2027. Le sénateur Dave Lent, également coprésident du groupe de travail, a exprimé sa crainte de se retrouver “contraint” par la situation. Shawn Keough, membre du State Board of Education, a insisté sur la nécessité d’inclure cette expansion dans les recommandations.

Ted Epperly, coordinateur de l’enseignement médical supérieur au sein du State Board, a mis en garde contre les conséquences d’un désengagement vis-à-vis de WWAMI. Il a souligné que l’Idaho a déjà du mal à trouver des médecins disposés à encadrer les étudiants en médecine sur le terrain, et qu’une rupture avec WWAMI pourrait compromettre l’ensemble du système de formation médicale.

La loi sur l’éducation médicale, adoptée par les législateurs, prévoit le financement de 30 places supplémentaires dans les facultés de médecine sur trois ans, mais exclut explicitement WWAMI de bénéficier de ces fonds. Cela laisse deux options : l’Université de l’Utah ou l’ICOM, une école privée à but lucratif située à Meridian.

Le groupe de travail a également discuté d’autres pistes pour lutter contre la pénurie de médecins, notamment la création d’un directeur de l’éducation médicale à l’échelle de l’État et la mise en place d’un programme de remboursement de prêts étudiants pour les diplômés des facultés de médecine. Brian Whitlock, PDG de l’Idaho Hospital Association, a souligné que ce dernier pourrait avoir un “impact immédiat”. L’Idaho cherche également à obtenir un milliard de dollars de fonds fédéraux pour les soins de santé en milieu rural, ce qui pourrait compléter ces efforts. Idaho cherche 1 milliard de dollars d’argent fédéral pour les soins de santé en milieu rural.

Le rapport final du groupe de travail doit être remis à l’Assemblée législative et au gouverneur Brad Little le 2 janvier. Un projet sera mis à disposition pour consultation publique début décembre, et le groupe de travail se réunira à la mi-décembre pour examiner les commentaires et approuver le rapport.

Le représentant Manwaring s’est dit confiant dans la capacité du groupe à produire un rapport crédible et utile pour les législateurs.

Pour en savoir plus: Couverture approfondie de la question de l’éducation médicale.

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