Publié le 16 janvier 2024 à 14h30. La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, a affirmé que toute rencontre avec les États-Unis se ferait dans des conditions de dignité, tout en dénonçant une pression économique et une action militaire américaine qu’elle qualifie de “tache” dans les relations bilatérales. Malgré ces tensions, Caracas affiche une volonté de dialogue.
- Delcy Rodríguez a déclaré qu’elle se rendrait à Washington “debout et en marchant”, et non “traînée”, si une telle occasion se présentait.
- Le Venezuela accuse les États-Unis de bloquer ses exportations pétrolières et d’avoir procédé à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores.
- Malgré un contexte tendu, le gouvernement vénézuélien exprime sa volonté d’établir un “programme de coopération” avec les États-Unis.
La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a réagi fermement aux accusations portées contre son pays et aux actions entreprises par les États-Unis. Elle a notamment dénoncé ce qu’elle considère comme un blocus naval et une tentative de déstabilisation du Venezuela, culminant avec la capture de son président, Nicolas Maduro, et de la Première dame, Cilia Flores.
Selon Rodríguez, les États-Unis ont ordonné la saisie des pétroliers vénézuéliens en décembre dernier, une action qu’elle perçoit comme un prélude à l’opération militaire menée le 3 janvier contre Caracas et d’autres régions du pays. Elle a qualifié cette action de “tache” dans les relations bilatérales.
« Il y a une tache dans nos relations lorsqu’ils ont franchi la ligne rouge, attaqué, agressé, tué, envahi et kidnappé le président Maduro et la première dame. C’est une tache dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela. »
Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela
La vice-présidente a également souligné que le Venezuela était confronté à des difficultés économiques en raison des restrictions imposées à ses exportations pétrolières. Elle a accusé les États-Unis de limiter les débouchés pour les produits de l’industrie pétrolière vénézuélienne.
Malgré ce discours ferme, Delcy Rodríguez a indiqué que le Venezuela était ouvert à un dialogue avec les États-Unis. Elle a révélé que le président Donald Trump s’était entretenu par téléphone avec un responsable vénézuélien à propos d’un “agenda de travail bilatéral” et d’une “affaire inachevée”, laissant entrevoir la possibilité d’un rétablissement des relations diplomatiques, rompues depuis 2019.
Le gouvernement vénézuélien insiste sur le fait que ces démarches diplomatiques visent à “défendre la paix du Venezuela” et à assurer la “sécurité et la tranquillité” de Maduro et Flores, actuellement détenus à New York.
Rodríguez a conclu en assurant qu’un plan était en place pour l’année en cours, malgré le “blocus” économique.
EFE
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