Publié le 21 novembre 2025 12:39:00. Le président colombien Gustavo Petro a rendu publics ses relevés bancaires et de carte de crédit après avoir accusé Donald Trump d’être un « baron de la drogue ». Cette divulgation a révélé des dépenses inattendues, notamment dans un club de strip-tease, suscitant une vive réaction de l’opposition et des questions sur la transparence du gouvernement.
- Gustavo Petro a publié ses relevés financiers personnels, totalisant environ 352 000 dollars (270 000 livres sterling) sur les trois dernières années.
- Des dépenses de 1 250 euros dans une boutique Gucci à Lisbonne et une dépense de 40 euros dans un club de strip-tease, « MÉNAGE STRIP CLUB », ont été mises en évidence.
- L’opposition colombienne a critiqué Petro, tandis que son épouse, Veronica Alcocer, fait l’objet d’accusations de complicité avec le trafic de drogue.
Dans une démarche qu’il présente comme une nouvelle ère de transparence, le président colombien Gustavo Petro a partagé l’intégralité de ses relevés bancaires et de carte de crédit avec le public. Cette décision intervient après des accusations virulentes portées contre l’ancien président américain Donald Trump, que Petro a qualifié de « leader de la drogue ». Sur son compte X (anciennement Twitter), Petro a déclaré : « J’ai décidé de rendre complètement ouverte mon histoire financière, longue mais simple. »
Les documents financiers, d’une trentaine de pages, révèlent que le revenu total de Petro au cours des trois dernières années s’élève à environ 352 000 dollars (270 000 livres sterling), principalement constitué de son salaire officiel. Un montant, selon Petro, bien inférieur aux gains hebdomadaires du célèbre baron de la drogue Pablo Escobar.
L’examen des relevés de carte de crédit a mis en lumière des habitudes de dépenses contrastant avec la rhétorique anti-consumériste affichée par le président. Selon le Times, Petro a notamment dépensé 1 250 euros dans une boutique Gucci à Lisbonne en 2023. Ses achats incluent également des articles de marques telles que Casa dei Tessuti, Ralph Lauren, Apple et Saks Fifth Avenue.
Une dépense qui fait tache : « MÉNAGE STRIP CLUB »
La dépense la plus controversée révélée par les documents est une ligne en majuscules : « MÉNAGE STRIP CLUB ». Il semblerait que Petro ait dépensé 40 euros dans cet établissement de Lisbonne. Cette visite a eu lieu le même jour que ses achats chez Gucci, alors que son programme officiel indiquait une visite de travail en Espagne.
Réactions de l’opposition
Cette révélation a rapidement suscité des réactions de la part de l’opposition colombienne. La politicienne de droite Vicky Dávila a critiqué Petro en affirmant : « Il n’y a plus aucune trace de dignité présidentielle. »
Petro n’a pas nié cette dépense. Dans un message publié sur X, il a répondu de manière énigmatique : « Un jour, j’expliquerai pourquoi j’ai dépensé 40 euros là-bas. » Il a ensuite ajouté qu’il n’avait pas besoin d’une relation rémunérée, affirmant : « J’ai toujours le talent de séduction et de poésie. »
Recently, Colombian President Gustavo Petro released expenses from his international travels, revealing he spent time at a strip club during his official visit to Portugal. pic.twitter.com/d9BMRp8aeP
— Moments in Latin American Politics (@AssLatam) November 21, 2025
Enquête sur l’épouse du président
Ce scandale intervient alors que l’épouse de Petro, la Première Dame Veronica Alcocer, est elle-même sous le feu des critiques. Elle et Nicolas, le fils de Petro, ont été accusés la semaine dernière par les États-Unis de complicité avec le trafic de drogue et ont été placés sur une liste de sanctions. Le couple nie fermement ces accusations.
Donald Trump a affirmé qu’Alcocer ne pouvait pas retourner en Colombie après son voyage en Suède en raison de ces sanctions. Or, Alcocer a été aperçue menant une vie luxueuse à Stockholm, ce qui a provoqué un tollé en Colombie.
Petro persiste dans la transparence
Malgré la controverse, Petro maintient sa position et a annoncé son intention de publier tous les détails relatifs au contrat d’achat d’avions de combat. Il a réaffirmé son engagement envers la « transparence » et sa volonté de répondre aux accusations portées contre lui.
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