Washington et Bruxelles sont au cœur de tensions juridiques et diplomatiques : les États-Unis sont confrontés à des contestations sur le déploiement de la Garde nationale, tandis que l’Union européenne débat d’une proposition controversée pour soutenir l’Ukraine en utilisant des avoirs russes gelés.
Une cour d’appel fédérale devrait se prononcer prochainement sur le pouvoir du président Trump de déployer des troupes de la Garde nationale à Portland, dans l’Oregon. Une affaire similaire concernant Chicago sera examinée par la Cour suprême. Le gouvernement fédéral a envoyé des troupes dans ces deux villes malgré l’opposition des gouverneurs démocrates de l’Illinois et de l’Oregon, et des tribunaux de district ont temporairement suspendu ces déploiements.
Au centre de ces litiges se trouve la question de savoir à qui faire confiance pour évaluer la situation sur le terrain : le président ou les autorités locales, explique Kat Lonsdorf de NPR. La Cour suprême, en se saisissant de l’affaire de Chicago, ne créera pas de précédent national, mais apportera un éclaircissement sur l’étendue des pouvoirs du président en matière de déploiement de l’armée, même en l’absence d’accord avec les autorités locales.
Par ailleurs, une nouvelle politique du Pentagone concernant l’accès des journalistes aux informations militaires suscite la controverse. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a exigé des journalistes qu’ils signent un document renonçant à la possibilité de diffuser des informations non autorisées. En réponse, la plupart des journalistes ont rendu leurs cartes de presse.
« Les journalistes du Pentagone se promènent partout dans le bâtiment », a déclaré Hegseth, une affirmation contestée par David Folkenflik de NPR. Selon Folkenflik, cette nouvelle politique limite l’accès du public aux informations sur l’armée, ne laissant que ce que Hegseth et son équipe souhaitent divulguer. Tom Bowman de NPR, titulaire d’une carte de presse du Pentagone depuis 28 ans, a également choisi de la rendre en signe de protestation.
À Bruxelles, les dirigeants de l’Union européenne se réunissent pour discuter de nouvelles sanctions contre la Russie et de moyens d’intensifier le soutien à l’Ukraine. Une proposition controversée est à l’ordre du jour : accorder un prêt important à l’Ukraine en utilisant les avoirs russes gelés en Europe, d’un montant de plus de 160 milliards de dollars (environ 150 milliards d’euros).
La Commission européenne estime que Moscou devra de toute façon rembourser cette somme à l’Ukraine dans le cadre d’un futur accord de paix. Cependant, la Belgique craint que la Russie n’exige un jour le remboursement de cet argent, ce qui reviendrait à la Belgique de le fournir. Les autres États membres de l’UE hésitent à s’engager collectivement à garantir ce prêt.
Enfin, une nouvelle étude révèle que l’entraînement cognitif peut augmenter les niveaux d’acétylcholine, un messager chimique clé dans le cerveau impliqué dans la prise de décision, et potentiellement inverser certains effets du vieillissement. Des exercices mentaux rigoureux pratiqués pendant 30 minutes par jour ont augmenté les niveaux d’acétylcholine de 2,3 % chez des participants de plus de 65 ans, inversant un déclin lié à l’âge estimé à 10 ans.
Contrairement aux jeux informatiques, qui n’ont montré aucun effet sur les niveaux d’acétylcholine, l’entraînement cognitif, basé sur un programme scientifiquement validé, a donné des résultats positifs. Michael Hasselmo, du Center for Systems Neuroscience de l’Université de Boston, suggère que cet entraînement cérébral pourrait offrir des avantages similaires à ceux des premiers médicaments contre la maladie d’Alzheimer.
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