La répression des manifestations en Iran s’intensifie, avec un bilan désormais estimé à 466 morts, selon l’organisation de défense des droits de l’homme HRANA. Cette escalade intervient alors que des personnalités politiques internationales s’inquiètent de la situation et que des tensions régionales s’exacerbent.
Le nombre de victimes a considérablement augmenté en quelques jours : HRANA avait fait état de 65 décès vendredi dernier et de 116 samedi. L’organisation, basée aux États-Unis, suit de près la situation en Iran, où des protestations antigouvernementales se poursuivent dans plusieurs villes.
Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a convoqué une réunion de sécurité avec ses principaux conseillers, et un conseil de sécurité complet devrait se réunir mardi. Le Times of Israel rapporte que cette consultation préliminaire a débuté dimanche à 15h GMT. Israël affirme surveiller de près l’évolution de la situation en Iran et espère une libération du pays de ce qu’il qualifie de « tyrannie ».
La situation suscite également des réactions aux États-Unis. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a discuté de la situation en Iran, à Gaza et en Syrie avec Netanyahu samedi. L’Iran accuse Israël et les États-Unis de conspirer pour encourager les manifestations.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a adressé un avertissement direct à l’administration américaine, en particulier à Donald Trump. Dans un message diffusé dimanche, il a déclaré : « Si vous prenez des mesures pour attaquer l’Iran, les territoires occupés ainsi que tous les centres militaires, bases et navires américains dans la région seront considérés comme des cibles légitimes par nous. »
Au milieu de ces tensions, la figure de Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran, suscite l’attention. Bien qu’il n’ait pas mis les pieds en Iran depuis des décennies, certains manifestants ont exprimé leur soutien à sa cause, scandant « Vive le shah » lors de rassemblements. Cependant, d’autres appellent à un changement politique plus radical, rejetant l’idée d’un retour à la monarchie.
« Tout ce que Reza Pahlavi a appris sur la façon de gouverner un pays vient de son propre père qui a échoué pour une raison », a déclaré Azadeh, 27 ans, dans un message envoyé depuis le nord de l’Iran. « Nous avions les Pahlavi, il est maintenant temps d’avoir un pays démocratique. »
Pahlavi a affirmé être prêt à mener une transition politique, mais l’opposition iranienne reste fragmentée, sans leader unique. Il n’a pas non plus obtenu de soutien significatif des gouvernements occidentaux, malgré leur opposition au régime actuel.
Le Royaume-Uni a exprimé sa « très grande préoccupation » face à la situation en Iran. Des analystes comparent l’ampleur des soulèvements actuels à la Révolution française, soulignant le potentiel de conséquences majeures pour la région et le monde.
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