Home Divertissementdes anciens d’Universal Hydrogen veulent convertir des avions à l’hydrogène

des anciens d’Universal Hydrogen veulent convertir des avions à l’hydrogène

by Antoine Girard

Publié le 24 janvier 2025 10:30:00. Les taxes environnementales croissantes menacent la viabilité économique des compagnies aériennes, tandis qu’un projet prometteur de conversion des avions régionaux à l’hydrogène à Toulouse a échoué, illustrant les défis de la transition écologique dans le secteur.

  • Les surtaxes environnementales pourraient atteindre 14 000 euros par tonne de CO2 émise pour un avion de huit places, représentant des millions d’euros par an et par appareil.
  • La start-up californienne Universal Hydrogen, qui avait choisi Toulouse pour son centre de R&D européen, a fait faillite l’été dernier, entraînant le licenciement de 38 salariés.
  • Pierre Ezerzere, président d’H4e-motion, souligne la nécessité pour les compagnies aériennes de s’engager dans une démarche écologique face à ces contraintes financières.

Selon Pierre Ezerzere, président d’H4e-motion, les compagnies aériennes sont confrontées à une pression financière croissante en raison des taxes environnementales.

« Les surtaxes environnementales peuvent tuer le modèle économique des compagnies aériennes. Pour un avion de huit places, les pénalités peuvent monter à 14 000 euros la tonne de CO2 émise, ce qui représente plusieurs millions d’euros par an par appareil. À un moment donné, les compagnies n’auront pas d’autre choix que de montrer qu’elles font un pas vers l’écologie »

Pierre Ezerzere, président d’H4e-motion

Il estime que ces taxes, qui peuvent s’élever à 14 000 euros par tonne de CO2 (environ 1 500 euros par tonne métrique) émise, pourraient contraindre les compagnies à accélérer leur transition vers des technologies plus propres.

L’histoire d’Universal Hydrogen, une start-up californienne spécialisée dans le développement d’un système modulaire pour convertir les avions régionaux à l’hydrogène, illustre les difficultés de cette transition. L’entreprise avait choisi Toulouse pour implanter son centre de recherche et développement européen. Après avoir travaillé pendant une dizaine d’années chez Airbus, notamment sur un précurseur d’avion zéro émission et le programme Blue Condor – un planeur utilisé pour étudier les traînées de condensation d’hydrogène – Pierre Ezerzere avait rejoint Universal Hydrogen. Malheureusement, suite à un échec de levée de fonds, la société a déclaré faillite l’été dernier, entraînant le licenciement de ses 38 employés toulousains. Plus d’informations sur la faillite d’Universal Hydrogen dans La Tribune.

Cet épisode souligne les risques et les défis financiers liés au développement de nouvelles technologies dans le secteur aéronautique, alors que la pression pour réduire les émissions de CO2 s’intensifie.

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