Plusieurs artistes indépendantistes québécois ont exprimé leurs craintes face au discours du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, sur l’immigration. Dans une publication largement relayée, l’humoriste Christian Vanasse lui reproche d’associer l’immigration à la crise du logement et aux tensions dans les hôpitaux.
Des figures issues des milieux de la littérature, du théâtre, de l’humour et du cinéma s’inquiètent de la tournure prise par le débat politique. Selon Le Devoir, l’auteur et humoriste Christian Vanasse a publié vendredi matin un message adressé au chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, l’accusant de rompre avec le mouvement de 1995 qu’il décrit comme résolument positif, inclusif et porteur d’espoir
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Un message d’alerte partagé par de nombreux artistes
D’autres personnalités culturelles ont également signifié leur accord, parmi lesquelles la comédienne Anne-Marie Cadieux, l’écrivaine Élise Turcotte, l’auteur-compositeur-interprète Luc De Larochellière, ainsi que l’autrice et scénariste Josiane Cossette, qui a ajouté : Bien d’accord avec toi (mais on est fous, y paraît, sache-le)
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Les critiques sur le lien entre immigration et crises sociales
Dans son message transmis au chef du Parti québécois, Christian Vanasse reproche au dirigeant politique de parler d’immigration massive comme si on allait être submergés, de frontières ouvertes comme si plus aucune règle ne tenait et de l’immigration qui serait la cause principale de la crise du logement, du débordement de nos hôpitaux et du manque de places en CPE
. Il prédit que la formation politique s’apprête à remporter les élections tout en risquant de perdre un éventuel référendum.
Interrogé par Le Devoir, l’humoriste a estimé que cette adhésion manifeste un questionnement réel partagé par plusieurs citoyens sur le fond, la forme et le ton employés dans le débat public.
La réponse du Parti québécois face aux critiques
La vision de Paul St-Pierre Plamondon en matière d’immigration suscite de vives discussions depuis le début de la campagne électorale. Le 29 août dernier, une conférence de presse au cours de laquelle il liait l’immigration et la surpopulation dans les écoles lui avait déjà valu de nombreux reproches de la part de ses adversaires politiques.
Répondant à ces critiques samedi, le chef péquiste a accusé ses opposants de transformer les échanges sur les volumes d’immigration en un débat toxique assimilant les préoccupations à de l’intolérance ou du racisme.
Actuellement en tête dans les sondages, le Parti québécois propose dans le cadre de cette campagne les seuils d’immigration permanente les plus bas, fixés à 35 000 nouveaux arrivants par an, tout en prévoyant de rabaisser l’immigration temporaire dans une fourchette comprise entre 200 000 et 250 000 personnes.