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Des dizaines de métiers sont en voie de disparition. Nous savons qui est le plus à risque et comment prévenir la perte d’emploi – Aktuálně.cz

Publié le 17 janvier 2026 à 10h58. Le marché du travail tchèque se transforme à un rythme soutenu, avec une demande croissante pour des compétences spécifiques et une obsolescence rapide de certains métiers, sans pour autant engendrer de…

Des dizaines de métiers sont en voie de disparition. Nous savons qui est le plus à risque et comment prévenir la perte d’emploi – Aktuálně.cz

Publié le 17 janvier 2026 à 10h58. Le marché du travail tchèque se transforme à un rythme soutenu, avec une demande croissante pour des compétences spécifiques et une obsolescence rapide de certains métiers, sans pour autant engendrer de hausse significative du chômage à court terme.

  • La demande de personnel qualifié dans les secteurs de la construction, de l’énergie et des technologies de l’information est en forte croissance.
  • L’industrie manufacturière est en déclin, avec une perte annuelle estimée entre 15 000 et 20 000 emplois, compensée par une augmentation des effectifs dans le commerce et les services.
  • L’intelligence artificielle et l’automatisation devraient affecter la moitié des emplois en République tchèque d’ici 2035, nécessitant une requalification massive de la main-d’œuvre.

Alors que certains secteurs peinent à recruter, d’autres sont confrontés à un excédent de candidats. Les agences de recrutement observent un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande, avec une compétition accrue pour les profils recherchés et une sélection plus rigoureuse pour les postes moins qualifiés. Les experts du recrutement conseillent aux salariés de se former continuellement pour rester compétitifs.

Selon Jiří Halbrštát, directeur du recrutement chez Manpower, l’industrie tchèque connaît une transformation majeure. « Chaque année, 15 à 20 000 personnes quittent le secteur industriel. Heureusement, le nombre de personnes dans d’autres secteurs, notamment dans le commerce et les services, augmente au même rythme », explique-t-il.

La transition vers l’électromobilité impacte également le marché du travail, notamment les sous-traitants de l’industrie automobile qui connaissent un ralentissement de leur activité. Tomáš Dombrovský, analyste chez Alma Career, précise que les employés concernés se tournent vers d’autres secteurs, tels que la construction ou l’énergie, si leurs compétences le permettent. Emplois.cz, le portail d’emploi géré par Alma Career, constate une augmentation des candidatures dans ces domaines.

Un afflux de nouvelles personnes est également attendu dans l’industrie de l’armement, qui renforce actuellement ses capacités. Cependant, le président de la Chambre de commerce, Zdeněk Zajíček, souligne que « nous ne nous attendons pas à une forte augmentation du chômage, mais à une poursuite de la tendance à une très faible disponibilité de main-d’œuvre. En 2026, les entreprises seront également confrontées au manque de personnes possédant les compétences appropriées. Plus de la moitié des entreprises considèrent que cela constitue l’un des obstacles au développement ».

L’automatisation et l’intelligence artificielle accentuent ce déséquilibre. Blanka Šefránková, directrice de la section patronale de l’Union de l’industrie, explique que « les emplois touchés par la numérisation, l’automatisation et l’utilisation de l’intelligence artificielle peuvent être considérés comme des professions en déclin. Il s’agit principalement d’activités routinières dans la production et l’administration, où le travail humain peut être relativement facilement remplacé par la technologie – par exemple, la saisie de données, les services de caisse, le travail dans les centres de contact ou certains travaux auxiliaires dans les services ».

Les professions les plus touchées en 2026 devraient être les employés et assistants administratifs, les réceptionnistes, les assistants juridiques, les opérateurs de centres d’appels et les travailleurs moins spécialisés dans le domaine des ressources humaines. À l’inverse, les métiers les plus demandés seront ceux liés à l’informatique (développeurs, analystes de données, experts en cybersécurité), à la finance (comptables de paie, contrôleurs financiers) et à la technique (techniciens électriciens, automatistes, soudeurs).

Les métiers les plus demandés en 2026

1. Comptable de paie et financier

2. Génie électrique

3. Contrôleur financier

4. Qualificateur

5. Concepteur électrique

6. Spécialiste financier

7. Ajusteur

8. Ingénieur en production

9. Expert en cybersécurité

10. Ingénieur DevOps

Source : Recrutement Grafton

Les entreprises recherchent de plus en plus des profils polyvalents, capables de combiner savoir-faire technique et compétences numériques. Jiří Halbrštát insiste sur le fait que « les employés doivent viser des combinaisons de compétences, telles que savoir-faire et automatisation, administration et données, ou support client et outils d’IA ». Les entreprises doivent investir dans la formation continue de leurs salariés pour les aider à s’adapter aux nouvelles exigences du marché.

La profession avec le plus grand excédent de candidats en 2026

1. Assistant personnel/exécutif

2. Administrateur RH

3. Opérateur de support client

4. Recruteur de personnel

5. Spécialiste RH

6. Opérateur de centre de contact RH

7. Gestionnaire

8. Réceptionniste

9. Concipient

10. Métiers de bureau à temps partiel

Source : Recrutement Grafton

À long terme, l’impact de l’intelligence artificielle et de l’automatisation sur le marché du travail sera considérable. Une étude du BCG prévoit que l’IA affectera la moitié des emplois en République tchèque d’ici 2035, menaçant notamment les professions qualifiées. Les métiers les plus vulnérables incluent les commis des postes, les caissiers de banque, les comptables, les juristes et même les codeurs informatiques, dont le travail pourrait être largement automatisé. Le vieillissement de la population accentuera également les pénuries de main-d’œuvre, notamment dans le secteur de la santé et de l’assistance sociale.

Pour faire face à ces défis, la République tchèque devra investir massivement dans la requalification de sa main-d’œuvre et attirer des talents étrangers. Le BCG estime qu’il subsistera un déficit de plus de 100 000 postes vacants sur le marché, même en cas de politique de formation ambitieuse.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.