Home MondeDes Sri Lankais angoissés font la queue pour obtenir des soins après un cyclone meurtrier

Des Sri Lankais angoissés font la queue pour obtenir des soins après un cyclone meurtrier

by Clara Dubois

Publié le 9 décembre 2025 14h53. Après le passage dévastateur du cyclone Ditwah au Sri Lanka, une équipe médicale japonaise apporte une aide cruciale à une population confrontée à des risques sanitaires croissants, tandis que les besoins dépassent largement les capacités locales.

  • Plus de deux millions de personnes, soit près de 10 % de la population sri lankaise, ont été affectées par le cyclone.
  • Au moins 638 personnes ont perdu la vie dans cette catastrophe considérée comme la plus grave de l’histoire récente du pays.
  • Une équipe médicale japonaise a installé un camp de fortune pour soigner les blessés et prévenir les épidémies, mais la demande est telle que de nombreux patients doivent revenir le lendemain.

Le Sri Lanka peine à faire face aux conséquences du cyclone Ditwah, le pire qu’il ait connu ce siècle. Les inondations ont laissé des communautés entières dévastées et confrontées à des problèmes de santé publique majeurs. Prasantha Perera, 60 ans, charpentier, illustre la situation : il attendait patiemment qu’on lui retire un éclat de bois de son pied gauche pour pouvoir enfin commencer le long et pénible travail de nettoyage de son foyer.

L’équipe médicale japonaise, déployée par l’Agence japonaise de coopération internationale, a installé une clinique de fortune dans des tentes blanches près de Chilaw, à environ 70 kilomètres (43 miles) au nord de Colombo. L’hôpital public de la ville, gravement endommagé par les inondations, est incapable de répondre seul à l’afflux de patients. L’équipe, forte de 31 membres et appuyée par 16 traducteurs, est équipée de ses propres fournitures médicales et générateurs.

Les médecins japonais accueillent chaque patient avec une courtoisie particulière, baissant la tête et joignant les mains dans un geste de salutation traditionnel sri lankais. Un moine bouddhiste japonais, Kazuyuki Takahashi, connu sous le nom de Saranankara Himi, supervise l’organisation des files d’attente, où des centaines de personnes attendent chaque jour des soins.

« Je n’ai pas pu commencer à nettoyer à cause de cet éclat, mais maintenant je peux commencer », a déclaré Prasantha Perera, soulagé d’avoir enfin pu consulter un médecin. Eva Kumari, 51 ans, a quant à elle dû faire face à la déception d’être refoulée : « Je viendrai très tôt demain pour chercher des médicaments contre l’eczéma », a-t-elle confié à l’AFP après avoir constaté que l’établissement avait atteint sa capacité maximale.

Le professeur Taketo Kurozumi, responsable de la gestion médicale des catastrophes à l’université Teikyo de Tokyo, souligne l’augmentation constante des besoins : « Les chiffres augmentent », a-t-il déclaré, constatant une prévalence de problèmes de peau, de troubles respiratoires et de maladies transmises par les moustiques, telles que la dengue et le chikungunya.

Le président sri lankais, Anura Kumara Dissanayake, a qualifié le cyclone Ditwah de catastrophe naturelle la plus grave de l’histoire récente du pays et a lancé un appel international à l’aide pour soutenir les efforts de reconstruction.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.