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Deux ans de prison pour le client de l’incendie criminel de la société de transport Van Bakel en Zn. Transports à Oss

Publié le 5 décembre 2024 à 16h37. Un homme de 23 ans a été condamné à deux ans de prison pour avoir commandité un incendie criminel dans une entreprise de transport routier à Oss, impliquant des mineurs. L'affaire…

Deux ans de prison pour le client de l’incendie criminel de la société de transport Van Bakel en Zn. Transports à Oss

Publié le 5 décembre 2024 à 16h37. Un homme de 23 ans a été condamné à deux ans de prison pour avoir commandité un incendie criminel dans une entreprise de transport routier à Oss, impliquant des mineurs. L’affaire met en lumière les dangers de l’implication de jeunes dans des activités illégales et les conséquences d’actes de vandalisme sur les entreprises.

  • Un homme de 23 ans a été reconnu coupable d’avoir incité deux adolescents de 15 ans à incendier des camions.
  • Le tribunal a écarté l’accusation de traite des êtres humains, estimant que les preuves ne suffisaient pas à établir une exploitation ou une contrainte.
  • L’entreprise de transport, Van Bakel en Zn., a vu ses demandes d’indemnisation rejetées par le tribunal pénal et devra saisir la justice civile.

Le tribunal du Brabant oriental a rendu son verdict vendredi concernant l’incendie criminel qui avait ravagé une partie du site de l’entreprise de transport Van Bakel en Zn. à Oss dans la nuit du 1er décembre 2024. Quatre camions semi-remorques ont été complètement détruits par les flammes, et d’autres véhicules ainsi que des bâtiments ont subi des dommages importants.

L’enquête a révélé que le jeune de 23 ans était le cerveau de l’opération. Il a été établi qu’il avait donné des instructions précises aux deux mineurs, leur fournissant l’adresse de l’entreprise, un bidon d’essence (d’une capacité non précisée), du papier toilette et organisant leur transport jusqu’à la zone industrielle d’Oss. En contrepartie de leur participation, il leur avait promis une récompense de 500 euros.

Selon le récit des faits, les deux adolescents ont escaladé la clôture du site, brisé une vitre de la cabine d’un camion, puis ont versé de l’essence et disposé du papier toilette avant de l’enflammer. L’incendie s’est rapidement propagé, embrasant quatre semi-remorques et causant des dégâts considérables à l’entreprise familiale. Le tribunal a souligné l’importance des dommages matériels subis par Van Bakel en Zn.

Le ministère public avait initialement requis une peine de cinq ans de prison, incluant une accusation de traite des êtres humains, arguant que les adolescents avaient été exploités et soumis à des pressions. Cependant, le tribunal a jugé que les éléments de preuve ne permettaient pas de retenir cette qualification. Il a estimé que le dossier ne démontrait pas que le suspect avait approché les jeunes via Snapchat, ni qu’il y avait eu contrainte, menace ou abus d’une position de vulnérabilité, tel que défini par la loi sur la traite des êtres humains.

Le tribunal a néanmoins reconnu le suspect coupable de complicité d’incendie volontaire, mettant en évidence le danger grave que représentait l’incendie pour les marchandises stockées sur le site, notamment les camions, les semi-remorques et l’entrepôt adjacent. Il a partiellement acquitté le suspect de l’accusation de mise en danger de la vie d’autrui ou de blessures graves, estimant qu’il n’existait pas suffisamment d’éléments concrets pour étayer cette qualification.

L’entreprise de transport avait déposé une demande d’indemnisation de plus de 184 000 euros pour les dommages matériels, ainsi qu’une demande de 9 000 euros pour le préjudice moral lié au stress post-traumatique (SSPT). Le tribunal a déclaré cette demande irrecevable, considérant qu’elle était insuffisamment étayée et trop complexe pour être traitée dans le cadre d’une procédure pénale. Van Bakel en Zn. devra donc saisir le tribunal civil pour obtenir réparation.

Dans son jugement, le tribunal a insisté sur le caractère particulièrement risqué d’un incendie criminel dans une entreprise de transport, compte tenu de la proximité des camions et de l’entrepôt. Il a souligné qu’il avait été particulièrement chanceux qu’il n’y ait pas eu de victimes, une coïncidence heureuse qui n’était pas due aux actions du suspect ou des mineurs.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.