Une étude publiée le 13 mai 2026 dans la revue Nature Medicine révèle que l’apport de la bactérie pasteurisée Akkermansia muciniphila limite la reprise de poids après un régime hypocalorique. Selon Top Santé, les participants supplémentés ont repris nettement moins de kilos que le groupe placebo.
Le mécanisme biologique de l’effet yo-yo
La perte de poids rapide, qu’elle soit induite par un régime restrictif, la chirurgie bariatrique ou des injections d’analogues hormonaux comme le sémaglutide (Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro), se heurte presque systématiquement à un phénomène de rebond. Ce cycle, connu sous le nom d’effet yo-yo, ne relève pas d’un manque de volonté, mais d’une réponse métabolique profonde. Le corps réagit à la restriction calorique par une réduction de la dépense énergétique de base et un dérèglement des hormones de la faim. Ce processus, qualifié d’ “économie d’énergie” par les chercheurs cités dans Top Santé, pousse l’organisme à reprendre du poids dès l’arrêt du traitement.Même les nouveaux médicaments agonistes du GLP-1 ne suppriment pas totalement ce risque. Une fois le traitement interrompu, les mécanismes biologiques défendant le poids initial se réactivent, entraînant souvent une reprise pondérale.Cet effet yo-yo est néfaste pour la santé, parce qu’en règle générale une perte de poids rapide s’accompagne toujours d’une diminution de la masse musculaire en plus de la masse grasse. Puis lorsqu’on reprend les kilos perdus, on gagne surtout de la graisse et très peu de muscle, ce qui altère le métabolisme.
Lucie Favre, endocrinologue au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), via Le Temps
L’action métabolique de l’Akkermansia muciniphila

Analyse des résultats de l’essai clinique

| Indicateur de reprise | Groupe Akkermansia | Groupe Placebo |
|---|---|---|
| Reprise de poids moyenne (kg) | 1,2 kg | 3,2 kg |
| Pourcentage de poids repris | 13,6 % | 32,9 % |
