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Dimitroulias, sélectionneur de l’Arabie saoudite : « L’Asie est devenue l’un des piliers clés du handball mondial »

Publié le 12 janvier 2026 à 22h41. L’équipe nationale saoudienne de handball masculin, après une période difficile, mise sur un nouvel entraîneur grec, Dimitris Dimitroulias, pour retrouver le chemin de la Coupe du Monde et relancer le handball…

Dimitroulias, sélectionneur de l’Arabie saoudite : « L’Asie est devenue l’un des piliers clés du handball mondial »

Publié le 12 janvier 2026 à 22h41. L’équipe nationale saoudienne de handball masculin, après une période difficile, mise sur un nouvel entraîneur grec, Dimitris Dimitroulias, pour retrouver le chemin de la Coupe du Monde et relancer le handball asiatique.

  • L’Arabie saoudite a atteint à quatre reprises le podium du Championnat asiatique de handball masculin (2002, 2008, 2012 et 2022).
  • Après un résultat décevant en 2024, la Fédération saoudienne de handball a nommé Dimitris Dimitroulias comme nouvel entraîneur.
  • L’équipe saoudienne devra surmonter un groupe difficile lors du Championnat asiatique 2026 pour espérer se qualifier pour la Coupe du Monde 2027.

L’Arabie saoudite espère retrouver sa place parmi les nations de handball de premier plan. Après avoir connu des succès notables au cours des dernières décennies, avec quatre participations sur le podium du Championnat asiatique masculin de la Fédération asiatique de handball (AHF) – en 2002, 2008, 2012 et 2022 – l’équipe a subi un revers en 2024, terminant à la neuvième place du tournoi bahreïni. Ce résultat, le plus mauvais depuis 1991, a entraîné une absence à la Coupe du Monde masculine de l’IHF et a conduit à des changements au sein de l’encadrement technique.

Après le départ d’Erlingur Richardsson et un bref passage d’Isidoro Martinez, la Fédération saoudienne de handball a choisi Dimitris Dimitroulias pour diriger l’équipe. L’entraîneur grec apporte avec lui une riche expérience, forgée non seulement en Grèce, où il a remporté à deux reprises la Coupe d’Europe EHF, cinq titres de champion de Grèce et deux Coupes de Grèce, mais également lors d’un passage réussi en Arabie saoudite.

Dimitroulias a notamment entraîné les équipes grecques de Diomidis Argous, l’équipe féminine du PAOK Thessalonique et de l’AEK Athènes, ainsi que le HC Kaerjeng au Luxembourg. Durant les trois dernières années et demie, il a mené le Khaleej Club saoudien à 16 titres nationaux et internationaux, dont le championnat de la Ligue des clubs masculins de l’AHF en 2024, avant de se classer deuxième en 2025.

L’entraîneur grec souligne les spécificités du handball asiatique.

« L’Arabie saoudite, et l’Asie en général, sont différentes de l’Europe à bien des égards. Le style de vie, la mentalité… il y a beaucoup de différences, mais pas dans un sens négatif, simplement différent. Il y a aussi de nombreux aspects positifs. Dans le handball, la plus grande différence est le physique par rapport à l’Europe. La compréhension du handball est très bonne, cependant. Les joueurs lisent le jeu et en Arabie saoudite, il y a une compétition de haut niveau depuis de nombreuses années, avec beaucoup de joueurs et d’entraîneurs de qualité. »

Dimitris Dimitroulias, entraîneur de l’équipe nationale saoudienne de handball

Il ajoute :

« Il n’a donc pas été difficile de trouver un langage commun pour le handball et de construire un style de jeu. Le défi au début était plutôt une question de mentalité : ils devaient m’accepter. Une fois que cela s’est produit, c’est devenu très agréable de travailler avec eux au quotidien. »

Dimitris Dimitroulias, entraîneur de l’équipe nationale saoudienne de handball

Les succès de Dimitroulias avec le Khaleej Club, qui a terminé sixième en 2022, sixième en 2023 et cinquième en 2024 au Championnat du monde des clubs masculins de l’IHF, ainsi que sa victoire en Ligue asiatique des clubs de handball en 2024 (avec une défaite en finale de justesse en 2025, 26-27 contre le Sharjah SC des Émirats arabes unis), ont contribué à sa nomination à la tête de l’équipe nationale.

Le Khaleej Club comptait des joueurs étrangers, dont les Égyptiens Karim Hendawy et Hassan Kaddah, ainsi que le Serbe Petar Nenadic, mais son noyau était constitué de joueurs saoudiens, ce qui permet à Dimitroulias de bien connaître le paysage national du handball.

« Ce travail au niveau du club est certainement la principale raison pour laquelle on m’a proposé un poste en équipe nationale. Je n’ai pas beaucoup hésité, car je connais les joueurs, je connais la mentalité et j’ai senti que j’étais la bonne personne à ce moment critique, où l’équipe doit passer à l’étape suivante. »

Dimitris Dimitroulias, entraîneur de l’équipe nationale saoudienne de handball

Le défi s’annonce de taille lors du Championnat asiatique de handball masculin de l’AHF 2026. Seules quatre équipes asiatiques se qualifieront directement pour la Coupe du Monde masculine de l’IHF 2027, et l’Arabie saoudite devra atteindre les demi-finales pour espérer retrouver la compétition mondiale pour la première fois depuis 2023.

Le tirage au sort n’a pas facilité la tâche des Saoudiens, qui se retrouvent dans le groupe D avec le Japon, l’Iran et l’Australie, après avoir été placés dans le troisième pot en raison de leur neuvième place lors de l’édition précédente. Seules deux équipes de ce groupe se qualifieront pour le tour principal.

Le Championnat asiatique de handball masculin de l’AHF 2026 réunira 15 équipes, dont des puissances comme le Qatar, le Japon, Bahreïn, la Corée du Sud et l’Iran. La compétition se déroulera au Koweït du 15 au 29 janvier.

Dimitroulias est conscient de la difficulté de la tâche :

« La compétition qui nous attend pourrait difficilement être plus difficile. Comme nous n’avons pas atteint le top huit lors du dernier championnat, nous avons été placés dans le chapeau 3 et avons obtenu le tirage au sort le plus difficile possible, avec le Japon et l’Iran dans le même groupe. L’une de ces trois équipes fortes manquera le tour principal, donc pour nous, le tournoi commence par une finale : le match contre l’Iran le 15 janvier. Notre objectif doit être clair : une qualification pour le Championnat du Monde, quelles que soient les difficultés. Les matchs amicaux que nous avons disputés ont montré que nous avons la qualité pour y parvenir, mais maintenant nous en aurons besoin de l’expérience et du caractère. Ces matches demandent de la tactique et de la force physique, mais aussi de fortes capacités mentales, c’est pourquoi nous nous préparons beaucoup de ce côté-là. »

Dimitris Dimitroulias, entraîneur de l’équipe nationale saoudienne de handball

L’entraîneur grec insiste sur l’importance de l’aspect mental :

« L’aspect mental est en effet une différence majeure par rapport à l’Europe. Garder une équipe mentalement stable pendant 60 minutes n’est pas facile pour aucune équipe asiatique. Les joueurs ont tendance à être plus émotifs, ce qui peut conduire à des moments très forts mais aussi très difficiles. J’essaie toujours différentes méthodes pour stabiliser nos performances. »

Dimitris Dimitroulias, entraîneur de l’équipe nationale saoudienne de handball

Malgré ces défis, Dimitroulias se montre optimiste quant à l’avenir du handball saoudien et asiatique :

« Le handball saoudien s’est clairement développé. Le championnat d’aujourd’hui est très différent de celui de mon arrivée il y a presque quatre ans : le niveau est plus élevé, les joueurs sont plus tactiques et les grands matches offrent non seulement une atmosphère et un spectacle, mais aussi des tactiques sophistiquées. C’est la même chose dans d’autres pays : au Koweït, de nombreux clubs ont désormais de gros budgets et recrutent les meilleurs joueurs européens, et le Qatar reste une puissance majeure avec un championnat très fort. De mon point de vue, l’Asie est devenue l’un des piliers clés du handball mondial, tant sur le plan financier que sportif. »

Dimitris Dimitroulias, entraîneur de l’équipe nationale saoudienne de handball

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.