Israël et le Hezbollah ont conclu un accord de cessez-le-feu au Liban ce vendredi 19 juin 2026, après une série de frappes meurtrières. Négociée par les médiateurs américains et qataris, cette trêve tente de stabiliser la région après la signature d’un protocole irano-américain, malgré la poursuite des combats dans le sud du pays.
Accord de cessez-le-feu et poursuite des combats
La trêve a officiellement débuté à 16 heures, heure locale, ce vendredi. Cet accord intervient dans un climat d’extrême tension, seulement deux jours après la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à stopper les hostilités sur tous les fronts. Cependant, l’application immédiate de l’arrêt des combats a été entachée par de nouvelles violences.

Selon un responsable américain et un diplomate du Golfe cités par BFMTV, les discussions menées par les médiateurs américains et qataris ont permis d’aboutir à ce compromis. Pourtant, l’armée israélienne a continué ses opérations peu après l’annonce. L’agence nationale d’information libanaise (ANI) a signalé une frappe israélienne dans la localité de Sejoud, dans le sud du Liban, ainsi que des tirs d’artillerie constants dans la ville de Nabatiyé.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié la situation actuelle de crise majeure lors d’une allocution télévisée.
« Le Liban traverse aujourd’hui la période la plus dangereuse de son histoire.
Bilan des victimes des frappes de juin 2026
Les affrontements survenus entre minuit et cet après-midi ont provoqué de lourdes pertes humaines des deux côtés de la frontière. Le ministère libanais de la Santé a fait état d’une intensification de la violence qui a touché au moins dix localités, notamment près de Nabatiyé et dans la vallée de la Bekaa.
Orange Actualités rapporte que les raids aériens israéliens ont visé des infrastructures après la mort de soldats israéliens. Le bilan provisoire des pertes s’établit comme suit :
| Partie impliquée | Décès | Blessés |
|---|---|---|
| Liban | 47 (dont deux enfants) | 97 |
| Israël | 4 (dont un officier) | Plusieurs |
Du côté israélien, la mort de quatre soldats, dont un officier, a été confirmée suite à une attaque, possiblement par un drone ou un missile, survenue vers 00h20 dans le district de Nabatiyé. L’armée israélienne a affirmé avoir frappé plus de 80 cibles en réponse à ces événements.
Réactions de Ben Gvir et Smotrich face à la trêve
L’accord de cessez-le-feu semble se heurter à une opposition farouche au sein du gouvernement israélien. Alors que Washington presse pour un arrêt total des combats, les ministres de l’extrême droite adoptent une rhétorique de confrontation. Comme l’indique L’Express, Israël défie l’administration Trump en maintenant ses offensives malgré les mises en garde américaines.
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Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a exprimé une position de fermeté absolue.
« Tout le Liban doit brûler. Pour chaque larme versée par une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a également critiqué l’accord impliquant l’Iran, le qualifiant de préjudiciable pour la sécurité de la région. Il a préconisé une poursuite de la campagne militaire de "manière créative", ajoutant qu’il fallait "ouvrir les portes de l’enfer".
Face à ces positions, le vice-président américain J.D. Vance a rappelé la position de Donald Trump, affirmant que les États-Unis demeurent le principal allié de la nation israélienne, tout en soulignant que le président américain est le seul chef d’État favorable à Israël actuellement.
Réunion des médiateurs au Caire ce dimanche
L’avenir de cette trêve dépend désormais de la coordination entre les puissances régionales et internationales. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a annoncé qu’une réunion de médiation se tiendra ce dimanche au Caire. Les pays participants — la Turquie, le Pakistan, l’Arabie saoudite et l’Égypte — discuteront de la stabilité et de la sécurité régionale.

Parallèlement, le gouvernement iranien a nuancé l’urgence de ses propres pourparlers avec les États-Unis. Le porte-parole Esmaeil Baghaei a précisé qu’aucune urgence n’existait pour une réunion en Suisse, puisque le texte de l’accord a été signé par voie électronique le 18 juin.
La communauté internationale surveille de près le respect des engagements pris. Selon Les Echos, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé le gouvernement israélien à respecter le protocole et a exhorté les États-Unis à exercer une pression maximale pour garantir la cessation des hostilités.
Le bilan total de la guerre entre le Hezbollah et Israël s’élève désormais à 3 980 morts au Liban depuis le début des hostilités, selon les données du ministère de la Santé libanais.
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