Publié le 13 novembre 2025. Les autorités sanitaires de Bandar Lampung ont recensé 465 nouveaux cas de VIH entre janvier et octobre 2025, soulignant la nécessité de renforcer les efforts de prévention et de dépistage dans la ville.
- 465 nouveaux cas de VIH ont été détectés à Bandar Lampung entre janvier et octobre 2025.
- Ces cas ont été identifiés parmi 33 985 personnes à risque ayant subi un test de dépistage.
- Les autorités s’engagent à améliorer les services de prévention, de traitement et de suivi du VIH/SIDA.
Un total de 465 nouveaux cas de VIH ont été enregistrés par le service de santé de la ville de Bandar Lampung (Diskes) sur les dix premiers mois de l’année 2025. Ces résultats proviennent d’une campagne de dépistage à grande échelle, ayant touché 33 985 personnes considérées comme étant à risque. L’objectif est de détecter précocement les infections et d’assurer une prise en charge rapide.
Selon Liskha Sari Sandiaty, chef de la Division de prévention et de contrôle des maladies au sein du Diskes, les cas se répartissent en deux groupes principaux : les personnes relevant des Normes minimales de service (SPM) et celles qui n’y sont pas soumises. 360 cas ont été identifiés au sein du groupe SPM, tandis que 150 cas proviennent du groupe non-SPM.
L’analyse des cas du groupe SPM révèle une diversité de profils à risque. On compte 17 femmes enceintes séropositives, 47 patients atteints de tuberculose et également porteurs du VIH, 38 personnes souffrant d’infections sexuellement transmissibles (IST), 5 travailleuses du sexe, 242 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), 10 femmes transgenres et 1 consommateur de drogues injectables (PWID).
Les cas non-SPM incluent 40 clients de travailleuses du sexe, 24 couples à risque, 7 couples où l’un des partenaires est vivant avec le VIH (PVVIH), 2 enfants nés de mères séropositives, 1 personne mariée et 30 individus issus de la population générale.
Le Diskes s’efforce de renforcer les services liés au VIH/SIDA dans tous les établissements de santé de la ville. Une attention particulière est portée à la surveillance et à l’évaluation des établissements qui ne sont pas encore optimaux dans la gestion du traitement, ainsi qu’à l’enregistrement en temps réel des données via le système SIHA 2.1.
Par ailleurs, l’approvisionnement en médicaments antirétroviraux (ARV) et non-ARV est garanti, et un suivi rigoureux est mis en place pour les personnes vivant avec le VIH qui ont interrompu leur traitement (LFU). La prévention de la transmission mère-enfant (PTME) du VIH/SIDA est également renforcée grâce à une collaboration intersectorielle.
« La synchronisation des programmes entre les différents services de la ville est essentielle pour assurer une approche cohérente et efficace en matière de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA à Bandar Lampung. »
Liskha Sari Sandiaty, chef de la Division de prévention et de contrôle des maladies, Diskes
Enfin, le Diskes prévoit de valider les données de dépistage, d’évaluer l’efficacité des traitements et d’étendre le réseau de services VIH/SIDA en s’appuyant sur les établissements de santé publics, privés et communautaires au niveau des districts et des villes. Cette stratégie intégrée témoigne de l’engagement du gouvernement de Bandar Lampung à améliorer la détection précoce, le traitement et la prévention du VIH/SIDA, afin de réduire la transmission du virus dans les populations les plus vulnérables.
