Publié le 13 novembre 2025 à 11h25. À trois jours de l’élection présidentielle chilienne, les tensions montent au sein de l’opposition, avec des critiques acerbes entre les candidats Evelyn Matthei et José Antonio Kast, tandis que l’unité post-électorale reste incertaine.
- Evelyn Matthei remet en question la capacité de José Antonio Kast à gouverner, critiquant son expérience et son équipe.
- Matthei accuse également le gouvernement actuel d’intervenir pour favoriser des candidatures plus radicales et potentiellement faciliter la victoire de Jeannette Jara au second tour.
- Malgré ces tensions, des voix s’élèvent au sein de la droite pour appeler à l’unité après le premier tour.
La course à la présidence chilienne entre dans sa phase finale, marquée par des échanges particulièrement vifs au sein de l’opposition. Evelyn Matthei, candidate de la coalition Chile Vamos, a haussé le ton contre son concurrent José Antonio Kast, du Parti républicain, lors d’une interview accordée à Radio Duna. Elle a notamment mis en doute ses compétences pour diriger le pays.
« Vous pensez qu’une personne qui n’a eu qu’une expérience de député peut gérer un problème aussi important… ? », a-t-elle déclaré, ajoutant que Kast n’était ni économiste, ni entouré d’experts économiques compétents, et qu’il manquait d’expérience en matière de gestion. Matthei a également critiqué le fonctionnement interne du Parti républicain, rappelant le départ de figures comme Johannes Kaiser, Carmen Gloria Aravena et Rojo Edwards, suggérant que seuls ceux qui “ont besoin d’un coup de pouce” trouveraient leur place dans un éventuel gouvernement Kast.
Matthei a également ravivé de vieilles querelles en évoquant les critiques que Kast avait formulées à l’encontre de l’ancien président Sebastián Piñera.
Arturo Squella, figure de proue du Parti républicain, a rapidement réagi à ces déclarations, appelant à éviter les affrontements au sein de la droite. Il a souligné qu’il était entendu que l’opposition devrait travailler ensemble après le premier tour.
L’offensive de Matthei ne s’est pas limitée à ses rivaux de droite. Elle a également accusé le gouvernement actuel d’intervenir dans le processus électoral en soutenant des candidatures plus radicales, dans le but de favoriser une éventuelle victoire de Jeannette Jara au second tour. Ces accusations ont été relayées par Juan Antonio Coloma, secrétaire général de l’UDI (Union Démocrate Indépendante), qui a affirmé que « le gouvernement du président Boric est en campagne ».
Le vice-président du Parti National Libertaire a, de son côté, souligné les différences idéologiques entre les candidats de l’opposition, affirmant qu’ils représentaient une droite populaire et sans concession.
Evelyn Matthei doit tenir un meeting de clôture de campagne ce jeudi après-midi au stade Santa Laura.
