Publié le 13 décembre 2023. L’ancien président américain Donald Trump a annoncé un blocus total des pétroliers vénézuéliens sanctionnés et appelé à un renforcement de la présence navale américaine au large du Venezuela, intensifiant la pression sur le régime de Nicolás Maduro et accusé de financer le terrorisme et le trafic de drogue.
- Donald Trump a ordonné un blocus complet des pétroliers vénézuéliens sanctionnés.
- Il accuse le régime de Maduro de financer le narcoterrorisme, le trafic d’êtres humains et d’autres activités criminelles.
- Les relations entre les États-Unis et le Venezuela sont à leur plus bas, avec des accusations mutuelles et des saisies de navires.
L’escalade de la tension entre Washington et Caracas s’est accélérée ces dernières semaines, marquée par des accusations graves et des actions concrètes. Trump, via son réseau social Truth Social, a annoncé des mesures drastiques visant à isoler davantage le Venezuela et à contraindre Maduro à démissionner. Il a également dénoncé l’afflux d’immigrants illégaux et de criminels aux États-Unis, imputant la responsabilité au gouvernement actuel de Joe Biden.
Selon Trump, le régime de Maduro utilise les revenus du pétrole, provenant de champs pétroliers qu’il qualifie de volés, pour financer des activités illégales. Il a même classé le régime vénézuélien comme une organisation terroriste étrangère, justifiant ainsi le blocus imposé aux pétroliers.
« Le régime illégal de Maduro utilise le pétrole des champs pétroliers volés pour se financer, financer le narcoterrorisme, le trafic d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements. »
Donald Trump
Les États-Unis accusent Maduro d’être à la tête du « cartel du Sol », une organisation criminelle impliquée dans le trafic de drogue. Une récompense de 50 millions de dollars a été offerte pour toute information menant à son arrestation. Maduro a rejeté ces accusations, les qualifiant de mensonges et affirmant que le « cartel du Sol » est en réalité une référence à la corruption et aux liens entre les bandes criminelles et les hauts fonctionnaires vénézuéliens.
Cette tension s’est traduite par des actions concrètes, notamment l’envoi de navires de guerre américains dans les Caraïbes et la saisie d’un pétrolier au large des côtes vénézuéliennes le 10 décembre. Trump a affirmé qu’il s’agissait du plus gros pétrolier jamais saisi.
« Nous venons de saisir un pétrolier au large des côtes du Venezuela, un gros pétrolier, très gros – en fait le plus gros jamais saisi. »
Donald Trump
Il a précisé que cette saisie était motivée par une « très bonne raison », sans donner de détails supplémentaires. Les médias américains rapportent que le navire était en route vers Cuba.
En novembre dernier, Trump et Maduro ont eu une conversation téléphonique dont le contenu reste flou. Trump a déclaré aux journalistes qu’il ne souhaitait pas commenter le déroulement de cet échange.
« Je ne veux pas dire que ça s’est bien ou mal passé. Il s’agissait d’un appel téléphonique. »
Donald Trump
Maduro, pour sa part, a qualifié la conversation de « respectueuse et agréable », évoquant la possibilité d’un dialogue entre les deux pays.
« J’ai parlé avec le président américain Donald Trump. Je peux dire que la conversation a été respectueuse et je peux même dire qu’elle a été agréable. »
Nicolás Maduro
Cette escalade pourrait compliquer l’exportation de pétrole par le Venezuela, car la Chine et d’autres partenaires commerciaux pourraient hésiter à charger du pétrole sur des navires dans la région. L’avenir des relations entre les États-Unis et le Venezuela reste incertain, mais la pression exercée par Washington sur le régime de Maduro ne semble pas prête de faiblir.