Publié le 7 janvier 2026 à 08h17. Une nouvelle étude américaine révèle que la qualité du sommeil pourrait être un facteur de longévité encore plus déterminant que l’alimentation ou l’activité physique, surpassée seulement par l’absence de tabagisme.
- Dormir régulièrement et suffisamment est essentiel pour la santé et peut influencer significativement l’espérance de vie.
- Une étude de l’Université de la santé et des sciences de l’Oregon a identifié le sommeil comme un facteur de longévité plus important que l’alimentation, l’exercice physique et même le sentiment de solitude.
- Seul le tabagisme a un impact plus négatif sur la durée de vie que le manque de sommeil.
Le sommeil, souvent relégué au second plan derrière l’alimentation et l’exercice, pourrait en réalité jouer un rôle prépondérant dans notre longévité. C’est la conclusion d’une recherche récente menée par des scientifiques de l’Université de la santé et des sciences de l’Oregon, dont les résultats ont suscité la surprise au sein de la communauté scientifique.
L’étude, basée sur l’analyse de données nationales collectées par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a examiné les facteurs de risque comportementaux liés à l’espérance de vie moyenne dans les comtés américains. En comparant ces données avec les habitudes de sommeil des participants, les chercheurs ont constaté une corrélation frappante : le sommeil s’est avéré plus déterminant que la plupart des autres facteurs de longévité.
« Je ne m’attendais pas à une corrélation aussi significative avec l’espérance de vie », a déclaré Andrew McHill, professeur agrégé à l’École de sciences infirmières de l’OHSU, à l’École de médecine de l’OHSU et à l’Institut des sciences de la santé au travail de l’Oregon de l’OHSU. Cette découverte est d’autant plus notable qu’elle confirme et quantifie l’importance souvent sous-estimée du repos.
Les résultats de l’étude indiquent que le sommeil est un facteur plus prédictif de la longévité que l’alimentation, l’exercice physique et même le sentiment de solitude. Seul le tabagisme se révèle plus dommageable pour la santé et l’espérance de vie. Cette recherche, qui s’étend de 2019 à 2025, est la première à établir une corrélation aussi claire entre les habitudes de sommeil et la durée de vie sur une période aussi longue et à l’échelle nationale.
Les chercheurs recommandent de viser entre sept et neuf heures de sommeil par nuit. Bien que les besoins individuels puissent varier, cette fourchette semble être optimale pour la plupart des adultes. Il est important de noter que, selon le Centre de Médecine du Sommeil de l’Hôpital Niguarda de Milan, la durée idéale du sommeil peut varier d’une personne à l’autre, certains se sentant parfaitement reposés après six heures, tandis que d’autres ont besoin de neuf ou dix heures.
Les directives de l’American Academy of Sleep Medicine et de la Sleep Research Society confirment l’importance de dormir au moins sept heures par nuit pour maintenir une bonne santé. Cette étude renforce donc le message des experts : accorder une place prioritaire au sommeil est un investissement essentiel pour une vie plus longue et plus saine.