Publié le 2 janvier 2026. Le rappeur Drake est visé par un recours collectif aux États-Unis, accusé d’avoir artificiellement gonflé ses chiffres de streaming en utilisant des fonds provenant d’un site de jeux en ligne.
- Drake et l’influenceur Adin Ross auraient été rémunérés pour promouvoir la plateforme Stake.us en jouant avec de la monnaie virtuelle fournie par le site.
- La poursuite allègue que des fonds ont été transférés via la fonction de « pourboire » du casino pour manipuler les plateformes de streaming, notamment Spotify.
- Les plaignants réclament au moins 5 millions de dollars de dommages et intérêts, arguant que ces pratiques ont nui à l’intégrité du marché musical.
Une nouvelle bataille juridique se profile pour Drake. Le célèbre rappeur torontois est au centre d’un recours collectif déposé fin décembre 2025 devant un tribunal de Virginie. La plainte, déposée au nom de LaShawnna Ridley, Tiffany Hines et de tous les utilisateurs de Stake.us, l’accuse d’avoir participé à un stratagème visant à manipuler les classements de streaming musical.
L’affaire porte sur Stake.us, une plateforme de jeux en ligne américaine liée au casino en ligne Stake basé à Curaçao, que Drake promeut régulièrement sur ses réseaux sociaux. Selon les allégations, Drake, de son vrai nom Aubrey Graham, aurait été « au cœur » du dispositif, en collaboration avec l’influenceur Adin Ross. Ils auraient tous deux été payés pour promouvoir la plateforme en participant à des parties avec une monnaie virtuelle fournie discrètement par Stake.
La poursuite affirme que Stake.us se présente comme un « casino social » où il n’est pas possible de miser de « l’argent réel ». Cependant, les plaignants soutiennent que le site utilise une monnaie virtuelle, le « Stake Cash », qui peut être échangée contre des cryptomonnaies ou des cartes-cadeaux numériques, ce qui en fait de l’argent réel. Ils affirment également que Drake, Ross et un certain George Nguyen, désigné comme un intermédiaire, utilisaient la fonction de « pourboire » du casino pour transférer des fonds entre eux.
Une partie de ces fonds aurait ensuite été utilisée pour manipuler les plateformes de streaming, notamment Spotify, afin de générer des écoutes frauduleuses pour les chansons de Drake. Les plaignants estiment que ces actions ont faussé les classements, nui aux artistes légitimes et limité l’accès des consommateurs à un contenu authentique. Ils dénoncent une atteinte à l’intégrité des plateformes de streaming et à leur système de recommandation.
Pour l’heure, ni Drake ni les représentants de Stake n’ont répondu aux demandes de commentaires. Les avocats des plaignants demandent un procès devant jury et réclament au moins 5 millions de dollars de dommages et intérêts, ainsi que la prise en charge des frais juridiques.
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