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Éditorial: le tour de passe-passe budgétaire de Carney

Contenu de l'articleLors des élections fédérales, le Premier ministre Mark Carney a promis de «dépenser moins en opérations afin que nous puissions investir plus» dans les «projets de construction nationale».Contenu de l'articleIl «s'est également engagé à plafonner, et…

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Lors des élections fédérales, le Premier ministre Mark Carney a promis de «dépenser moins en opérations afin que nous puissions investir plus» dans les «projets de construction nationale».

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Il «s’est également engagé à plafonner, et non à couper l’emploi de la fonction publique».

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Comment il va carré ce cercle, étant donné que de 2015 à 2024, la taille de la fonction publique fédérale a augmenté de 43% – dépassant de loin l’augmentation de 15% de la population du Canada entre 2015 (35 606 734) et 2024 (41 012 563) – est un mystère.

Même avec des réductions continues de la main-d’œuvre fédérale depuis lors, l’augmentation de 39% de la taille de la fonction publique de 2015 à 2025 est plus du double du taux de croissance de 16,6% de la population du Canada pendant cette période.

Si Carney veut tenir ses promesses de réduction de l’augmentation des coûts d’exploitation du gouvernement fédéral à moins de 2% par an, contre près de 9% dans l’ère Justin Trudeau, ainsi que de réaliser un budget de fonctionnement équilibré en trois ans, le simple fait de «coincer» la taille de la fonction publique ne va pas le faire.

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Il va devoir réduire les employés – par l’attrition et d’autres méthodes – surtout si les services gouvernementaux sélectionnés vont réellement réduire leurs budgets de fonctionnement – comme indiqué par le bureau du Premier ministre après les élections – cumulativement de 7,5% l’année prochaine, 10% l’année suivante et 15% en 2028-29.

Tout cela, tandis que le gouvernement augmente considérablement les dépenses publiques sur les projets de construction nationale et ne fait pas bien l’engagement de l’OTAN de Carney à accroître les dépenses du Canada en défense à 2% du produit intérieur brut annuel d’ici la fin de cet exercice le 31 mars 2026.

Carney prévoit d’atteindre ces objectifs contradictoires en séparant les dépenses d’exploitation du gouvernement fédéral – le coût des opérations quotidiennes, ainsi que des transferts en espèces aux provinces et aux programmes de prestations tels que la sécurité de la vieillesse, la garderie de 10 $ par jour et les soins dentaires – des dépenses en capital pour l’infrastructure.

Le problème avec la redéfinition de la dette de cette manière est qu’il ne fait pas disparaître la dette. Cela l’explique simplement d’une manière nouvelle et les contribuables devront toujours le rembourser – avec intérêt – éventuellement.

Nous ne saurons pas non plus ce que Carney a l’intention de classer comme des «dépenses» opérationnelles par rapport aux «investissements» en capital – une autre distinction importante – jusqu’à ce qu’il publie le budget fédéral le mois prochain. La date n’a pas encore été annoncée.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.