Home Santé“Éliminer ces aliments permet de consommer moins de calories sans suivre un régime amaigrissant” : l’étude

“Éliminer ces aliments permet de consommer moins de calories sans suivre un régime amaigrissant” : l’étude

by Sophie Martin

Publié le 14 janvier 2026 à 14h05. Une étude américaine confirme que réduire drastiquement la consommation d’aliments ultra-transformés, même sans régime restrictif, peut améliorer la santé métabolique et favoriser une perte de poids chez les personnes âgées.

  • L’élimination des aliments ultra-transformés est associée à une amélioration de la sensibilité à l’insuline et du taux de cholestérol.
  • Les participants à l’étude ont naturellement réduit leur apport calorique et perdu du poids sans restriction alimentaire spécifique.
  • Plusieurs études récentes mettent en évidence un lien entre la consommation excessive d’aliments ultra-transformés et un risque accru de maladies graves, dont certains cancers.

Les aliments ultra-transformés – snacks industriels, plats préparés, charcuteries et certaines viandes transformées – sont de plus en plus présents dans nos assiettes, séduisant par leur praticité et leur goût. Pourtant, leur impact sur la santé suscite de vives inquiétudes. Une nouvelle recherche, menée par des scientifiques de l’Université du Dakota du Sud aux États-Unis, apporte des éléments supplémentaires sur les bénéfices d’une alimentation moins dépendante de ces produits.

Contrairement aux études habituelles qui se concentrent sur les effets néfastes de la consommation d’aliments ultra-transformés, cette recherche s’est attachée à observer ce qui se passe lorsque ces aliments sont retirés de l’alimentation de personnes de plus de 65 ans. L’objectif était d’évaluer l’impact de cette suppression sur leur état de santé général, sans imposer d’autres changements significatifs à leur mode de vie.

Selon le professeur Moul Dey, l’un des chercheurs impliqués dans l’étude, les aliments ultra-transformés représentent environ 50 % de l’apport calorique moyen d’un régime alimentaire américain. Il est alarmant de constater que plusieurs études confirment déjà depuis un certain temps à quel point une consommation importante de ces produits peut augmenter le risque de développer diverses maladies, y compris des pathologies cardiovasculaires et certaines tumeurs. Une étude de 2022 a même estimé que leur consommation pourrait augmenter le risque de cancer du côlon de 30 %. Des experts soulignent que ces aliments pourraient être un facteur contribuant à l’augmentation des cas de cancer du côlon chez les jeunes.

L’étude a porté sur 43 participants, divisés en deux groupes : un régime omnivore incluant de la viande rouge maigre, et un régime végétarien privilégiant les protéines d’origine animale comme les œufs et le lait. Le point commun essentiel était la réduction drastique de la consommation d’aliments ultra-transformés, limitée à 15 % de l’apport calorique total. Les participants ont suivi leur régime assigné pendant quinze jours, et 36 d’entre eux ont mené l’expérience à son terme.

Les chercheurs ont constaté que, même sans régime hypocalorique, les participants qui avaient éliminé les aliments ultra-transformés présentaient des améliorations significatives de divers processus métaboliques et perdaient du poids. Ils ont également observé une réduction de la graisse corporelle totale et abdominale. Ce résultat est corroboré par une autre étude récente menée au Royaume-Uni, qui a montré que l’élimination des aliments ultra-transformés permettait de perdre le double de poids.

Au-delà de la perte de poids, la réduction des aliments ultra-transformés a eu d’autres effets bénéfiques sur la santé des participants, notamment une amélioration de la sensibilité à l’insuline, une diminution du taux de cholestérol, une réduction de l’inflammation et des effets positifs sur les hormones régulant l’appétit et le métabolisme.

Les auteurs de l’étude soulignent que ces résultats, bien que prometteurs, doivent être interprétés avec prudence, car ils sont basés sur un petit groupe de participants. Ils ne permettent pas d’affirmer avec certitude que la réduction de ces aliments conduit à une amélioration durable de l’état métabolique. Cependant, ils confirment, comme d’autres recherches sur le sujet, l’importance d’étudier les implications de ces aliments pour la santé, en tenant compte des différentes tranches d’âge, dans un contexte de vieillissement croissant de la population mondiale.

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