Publié le 26 décembre 2023 10h30. L’Islande connaît une vague de douceur exceptionnelle en cette fin de semaine, avec des températures dépassant les 15°C dans tout le pays et un possible record historique battu. Ce phénomène, lié à une configuration inhabituelle des pressions atmosphériques, s’observe également dans d’autres régions de l’Arctique.
- Des températures record ont été enregistrées en Islande, atteignant provisoirement 19,7°C à Bakkagerði.
- Cette hausse exceptionnelle est due à une zone de haute pression au-dessus de l’Atlantique Nord et à un effet de foehn localisé.
- Des températures anormalement douces sont également observées au-delà du cercle polaire arctique, en Scandinavie et au Groenland.
L’Islande est actuellement sous l’influence d’une vague de douceur inhabituelle. Mercredi après-midi et soir, toutes les stations météorologiques du pays ont enregistré des températures supérieures à 15°C. Des écarts importants par rapport aux moyennes saisonnières sont également constatés dans les régions arctiques, avec des relevés allant jusqu’à 13°C au-dessus des normes, notamment au nord de la Scandinavie et au Groenland.
Selon l’Institut hydrométéorologique tchèque, la température la plus élevée mesurée, à titre provisoire, est de 19,7°C, relevée à la station de Bakkagerði, sur la côte est de l’Islande.
« Si cette température est confirmée, elle égalera le record absolu de décembre 2019 de la station de Kvísker »
Institut hydrométéorologique tchèque
Les causes de cette flambée thermique sont à rechercher dans une configuration atmosphérique particulière. Une vaste zone de haute pression s’est installée au-dessus de l’Atlantique Est et d’une partie du nord de l’Europe. À l’arrière de cette zone, un flux d’air chaud en provenance du sud s’étend loin vers le nord. En Islande, le réchauffement localisé amplifie également un phénomène connu sous le nom d’effet de foehn.
Le principe de l’effet de foehn
L’effet de foehn se produit lorsque l’air est forcé de franchir une chaîne de montagnes. En montant, l’air se refroidit d’environ 1°C tous les 100 mètres d’altitude, jusqu’à saturation. La formation de nuages libère de la chaleur, ce qui limite le refroidissement à 0,6°C par 100 mètres. Du côté au vent de la montagne, des précipitations abondantes peuvent se produire.
L’air, devenu sec, descend ensuite du côté sous le vent de la montagne, se réchauffant à nouveau d’environ 1°C tous les 100 mètres. Ce versant bénéficie alors d’un temps ensoleillé et venteux, avec des températures pouvant être jusqu’à 10°C plus élevées que sur le versant opposé. L’amplitude de cette différence de température dépend de l’humidité initiale de l’air.
Les scientifiques soulignent que la fréquence de ces écarts de température importants a augmenté ces dernières décennies, en lien avec le changement climatique global.
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