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En raison de la forte baisse des ventes, plus de 600 travailleurs sont touchés dans deux usines d’électroménager bien connues.

Publié le 5 novembre 2025 à 14h39. La baisse de la consommation et la concurrence accrue des produits importés mettent sous pression le secteur de l'électroménager argentin, entraînant des mesures de restructuration et des suspensions d'emploi chez deux…

En raison de la forte baisse des ventes, plus de 600 travailleurs sont touchés dans deux usines d’électroménager bien connues.

Publié le 5 novembre 2025 à 14h39. La baisse de la consommation et la concurrence accrue des produits importés mettent sous pression le secteur de l’électroménager argentin, entraînant des mesures de restructuration et des suspensions d’emploi chez deux des principaux fabricants du pays : Electrolux et Bizarre.

  • Electrolux a prolongé le régime de suspension tournante pour 400 employés de son usine de Rosario jusqu’à fin décembre 2025.
  • Bizarre a annoncé une réorganisation de ses opérations à Córdoba, touchant plus de 200 travailleurs.
  • Les entreprises du secteur fonctionnent en moyenne à 50-60 % de leur capacité, confrontées à une forte baisse des ventes.

La situation difficile que traverse le secteur de l’électroménager en Argentine s’aggrave avec les décisions prises par Electrolux et Bizarre, deux acteurs majeurs du marché. Ces mesures, motivées par une baisse de la demande intérieure et une concurrence accrue des produits importés, impactent directement des centaines d’emplois et soulèvent des inquiétudes quant à l’avenir de la production locale.

À Rosario, le groupe multinational Electrolux a prolongé le régime de suspensions tournantes pour 400 de ses employés, suite à un accord conclu avec le Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie (UOM). Selon des sources syndicales, cette prolongation, qui s’étend jusqu’au 31 décembre 2025, est une réponse à la forte diminution de la production et des ventes. L’objectif principal de cette mesure est d’éviter des licenciements massifs et d’atténuer l’impact de la crise sur les familles des travailleurs. Ce régime permet une réduction des salaires tout en maintenant un lien d’emploi actif.

Parallèlement, à Córdoba, l’entreprise Bizarre a annoncé une réorganisation de ses activités, affectant plus de 200 travailleurs. Dans un communiqué publié le 31 octobre, la société a expliqué que cette restructuration vise à « optimiser l’efficacité, à répondre plus rapidement aux demandes du marché et à soutenir la production dans un contexte économique difficile ».

La réorganisation de Bizarre se traduit par la consolidation des opérations dans deux centres industriels : l’usine de Luque, spécialisée dans la fabrication de machines à laver, de sèche-linge et de cuisines, et le centre de Río Segundo, dédié au contrôle de qualité, aux services et au stockage. L’usine de San Luis, qui produit des réfrigérateurs, reste opérationnelle, mais avec un schéma de production adapté à la nouvelle conjoncture commerciale. Cette usine emploie actuellement 300 personnes et fonctionne à 60 % de sa capacité.

Alexandre Iglesias, responsable des relations institutionnelles de Mabe, a expliqué que la décision de restructurer les opérations à Córdoba était motivée par le faible niveau de production des deux usines (50 % d’utilisation). Il a souligné que la concentration des activités dans une seule usine était la solution la plus appropriée. Il a également précisé que l’usine de Río Segundo serait transformée en un grand centre de distribution.

« La mesure vise à préserver les chaînes de valeur locales, à protéger la continuité de la production et à renforcer la compétitivité sur un marché ouvert aux importations. »

Communiqué de Bizarre

Concernant l’impact sur l’emploi, Mabe a proposé des départs à la retraite volontaires à 30 employés de l’usine de Río Segundo, avec des offres dépassant les indemnités légales. Les autres employés se sont vus proposer de continuer à travailler à l’usine de Luque, bien que le nombre de postes disponibles reste incertain. Mabe a également confirmé un investissement récent de 25 millions de dollars à Luque et réaffirmé son engagement envers l’industrie argentine, tout en soulignant la nécessité de s’adapter à l’évolution de l’environnement économique.

Au-delà de ces deux cas précis, l’ensemble des entreprises du secteur de l’électroménager fonctionnent actuellement à 50-60 % de leur capacité, confrontées à une baisse significative des ventes due à la concurrence des importations, proposant des prix plus attractifs. Certaines entreprises ont choisi de compléter leur production avec des importations afin d’élargir leur gamme de produits et d’augmenter leurs ventes, mais la majorité des fabricants nationaux, dont beaucoup sont des entreprises familiales, souhaitent maintenir leur production en Argentine et préserver l’emploi.

Outre Electrolux et Bizarre, d’autres entreprises du secteur sont concernées par cette crise, notamment Longvie (poêles, chauffe-eau, machines à laver), Visuar (machines à laver Samsung), Autosal (sèche-linge, machines à laver, réfrigérateurs – marques Kohinoor et Columbia), Briket (Rosario, réfrigérateurs domestiques et commerciaux) et Bambi (réfrigérateurs et congélateurs).

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.