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Enquête SSR: Pour la majorité, la richesse signifie autre chose que l’argent – Actualité

Publié le 23 décembre 2025 à 09h01. Une vaste enquête de la SSR révèle que, malgré la prospérité économique de la Suisse, la majorité de ses habitants accorde plus d'importance aux valeurs immatérielles qu'à l'accumulation de richesses matérielles.…

Enquête SSR: Pour la majorité, la richesse signifie autre chose que l’argent – Actualité

Publié le 23 décembre 2025 à 09h01. Une vaste enquête de la SSR révèle que, malgré la prospérité économique de la Suisse, la majorité de ses habitants accorde plus d’importance aux valeurs immatérielles qu’à l’accumulation de richesses matérielles.

  • La santé, la liberté et les relations sociales sont considérées comme les principaux piliers de la richesse par une écrasante majorité de Suisses.
  • L’argent et la propriété, bien que jugés importants, passent au second plan face à ces valeurs fondamentales.
  • Les jeunes adultes sont plus susceptibles de poursuivre activement l’accumulation de richesses financières que les générations plus âgées.

Les préparatifs de Noël sont en pleine effervescence, avec les listes de cadeaux qui fleurissent. Pourtant, une enquête d’opinion menée par la SSR auprès de plus de 55 000 résidents suisses révèle une conception de la richesse bien différente de celle que l’on pourrait imaginer. Au-delà des biens matériels, ce sont les aspects immatériels de la vie qui priment pour la majorité des Helvètes.

L’enquête, intitulée « Comment vas-tu, Suisse ? », réalisée par l’institut de recherche GFS Bern pour le compte de la SSR, interrogeait les participants sur leur perception de la richesse. Les résultats sont sans appel : 99 % des personnes interrogées placent la « bonne santé » en tête de leurs priorités, suivies de près par la « liberté » (98 %) et les « relations sociales » (96 %).

Les considérations matérielles, quant à elles, sont reléguées au second plan. 78 % des répondants considèrent « l’argent » comme important, 52 % accordent de l’importance à la « propriété » et seulement 32 % aux « biens de consommation tels que les vêtements ou les voitures ». Cette hiérarchisation peut surprendre dans un pays réputé pour sa prospérité économique, mais elle reflète peut-être une réalité : la Suisse dispose déjà d’un niveau de richesse élevé, et beaucoup de ses habitants n’ont plus besoin de la poursuivre activement.

L’enquête révèle également un sentiment général de sérénité financière parmi les Suisses. Deux tiers des personnes interrogées se disent relativement sereines quant à leur situation financière, malgré l’augmentation constante des coûts de la vie, notamment en matière de logement et d’assurance maladie.

Légende:
Être en bonne santé et entretenir de bonnes relations sociales : cela est plus important pour la population suisse que l’argent et les biens.
KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

Seuls 26 % des personnes interrogées affirment orienter « très fortement » ou « plutôt fortement » leurs actions vers l’acquisition d’un patrimoine financier maximal. 71 % estiment que la richesse matérielle n’est pas une priorité pour eux. De plus, 93 % des répondants s’accordent à dire que la richesse offre une sécurité financière, mais ne garantit pas une vie sans soucis.

L’enquête met également en lumière une vision critique de la répartition des richesses. Quatre personnes sur cinq estiment que l’écart de richesse entre les riches et les pauvres est trop important, et 87 % s’accordent à dire que devenir propriétaire d’un logement n’est plus abordable pour la plupart des jeunes.

Cependant, la quête de la richesse reste plus prégnante chez les jeunes adultes. La tranche d’âge des 16 à 39 ans est celle qui décrit le plus souvent sa situation financière comme tendue et qui est la plus susceptible de consacrer ses efforts à l’accumulation de richesses financières.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.