Éric Zemmour a confirmé jeudi 17 septembre qu’il sera candidat à l’élection présidentielle. Le président du parti Reconquête a fait cette déclaration sur le plateau de BFMTV, précisant ses intentions pour l’Élysée après avoir écarté l’eurodéputée Sarah Knafo des candidatures potentielles au sein de sa formation politique.
La confirmation est intervenue lors d’une longue émission télévisée sur BFMTV, au cours de laquelle le fondateur de Reconquête a d’abord hésité avant de lâcher sa formule. Questionné sur ses ambitions personnelles, l’ancien journaliste de 68 ans a assuré ne pas être un politicien avant de formuler son intention en direct.
Une telle déclaration n’équivaut toutefois pas encore à un dépôt de candidature formel. Cette annonce met fin aux incertitudes qui planaient ces dernières semaines quant à l’identité du candidat désigné par le parti d’extrême droite pour 2027.
Le programme migratoire et la proposition sur le chômage
Sur le plateau télévisé, le responsable politique a développé les axes de son projet, réaffirmant son attachement au concept de remigration
, qui désigne l’expulsion ciblée de ressortissants étrangers hors du territoire national. Éric Zemmour a fixé un seuil temporel précis concernant l’emploi des étrangers en situation régulière résidant en France.
D’après les retranscriptions de ses interventions, toute personne étrangère au chômage depuis une période évaluée entre plus de six mois à un an, un an dirons-nous
devrait être contrainte de quitter le pays. Le dirigeant politique a également dressé une liste exhaustive des catégories de personnes qu’il entend renvoyer en cas d’accession au pouvoir.
- Les détenus étrangers, qui représentent selon lui 25% des prisons.
- Les délinquants étrangers purgeant une peine sous bracelet électronique ou soumis à des travaux d’intérêt général.
- Les personnes en situation irrégulière, qualifiées de clandestins.
- Les chômeurs de longue durée ainsi que l’ensemble des individus vivant exclusivement des aides sociales.
Pour justifier ces mesures d’éloignement, le dirigeant de Reconquête a invoqué un article du Code des étrangers remontant à 1945, soutenant que tout ressortissant étranger pesant sur les finances publiques doit faire l’objet d’une mesure d’expulsion.
Le positionnement politique face à la présidentielle de 2027
Cette entrée officielle dans la course à l’Élysée intervient après un premier scrutin présidentiel en 2022 où Éric Zemmour avait fini quatrième du premier tour avec 7,07%. En clarifiant ses ambitions dès cette rentrée politique, l’ancien candidat écarte définitivement l’hypothèse d’une candidature alternative portée par l’eurodéputée Sarah Knafo, dont le nom circulait au sein de sa famille politique.
