Publié le 13 décembre 2023 14h30. En échange d’un allègement des sanctions américaines, le gouvernement biélorusse a libéré 123 prisonniers politiques, parmi lesquels des figures de proue de l’opposition et un prix Nobel de la paix.
- La Biélorussie a libéré 123 prisonniers politiques.
- Cette libération est conditionnée à un assouplissement des sanctions américaines, notamment celles affectant l’industrie de la potasse.
- Maryja Kalesnikawa, figure de l’opposition, et Ales Bialyazki, lauréat du prix Nobel de la paix, figurent parmi les libérés.
Un accord a été conclu entre le gouvernement biélorusse et des négociateurs américains, permettant la libération de 123 prisonniers d’opinion incarcérés en Biélorussie et dans d’autres pays. Ces individus avaient été condamnés pour des accusations variées, allant de l’espionnage à des activités qualifiées d’« extrémistes » par le régime de Loukachenko.
Le prix Nobel de la paix retrouve la liberté
Parmi les prisonniers libérés, on compte Maryja Kalesnikawa, militante et flûtiste reconnue, figure emblématique des manifestations contre le régime d’Alexandre Loukachenko et emprisonnée depuis 2020. Le prix Nobel de la paix 2022, Ales Bialyazki, âgé de 63 ans, est également concerné par cette libération. Il était détenu depuis 2023.
Un geste en échange d’un allègement des sanctions
En contrepartie, l’administration américaine a décidé de lever les sanctions imposées par l’ancien président Joe Biden sur l’exploitation et le commerce de la potasse. Cette ressource, dont la Biélorussie extrait environ 10 millions de tonnes par an, est un engrais essentiel à l’agriculture mondiale.
En 2021, les entreprises publiques Belaruskali et Belarusian Potash Company, acteurs clés de l’extraction et de l’exportation de potasse, avaient été visées par des sanctions américaines. Ces mesures avaient bloqué leurs avoirs aux États-Unis et interdit aux entreprises et particuliers américains de commercer avec elles.
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