Publié le 24 novembre 2025 13:02:00. Le Nigeria et les États-Unis ont renforcé leur coopération en matière de sécurité face à la montée de l’insécurité dans le pays, notamment dans la région du Centre. Une délégation nigériane de haut niveau s’est rendue à Washington pour discuter d’un soutien accru en matière de renseignement et d’équipement militaire.
- Le gouvernement nigérian a réfuté les allégations de génocide, soulignant que les violences affectent toutes les communautés, au-delà des clivages religieux et ethniques.
- Les États-Unis se sont engagés à fournir un soutien renforcé en matière de renseignement, à accélérer les livraisons d’équipement de défense et à envisager la fourniture d’articles de défense excédentaires.
- Un cadre de coopération non contraignant et un groupe de travail conjoint seront mis en place pour coordonner les efforts des deux pays.
Dans le cadre de sa lutte contre l’insécurité croissante, le gouvernement fédéral nigérian a consolidé son partenariat avec le Département de la guerre des États-Unis d’Amérique. Une délégation nigériane, dirigée par Mallam Nuhu Ribadu, conseiller à la sécurité nationale, a effectué une visite cruciale à Washington la semaine dernière, rencontrant des représentants de haut rang du Congrès américain, du Bureau de la liberté religieuse de la Maison Blanche, du Département d’État, du Conseil de sécurité nationale et du Département de la guerre.
L’objectif principal de ces rencontres était de discuter des moyens de renforcer la coopération en matière de sécurité et de trouver de nouvelles solutions pour protéger les citoyens nigérians. Selon un communiqué officiel signé par Bayo Onanuga, conseiller spécial du président pour l’information et la stratégie, les discussions ont permis de jeter les bases d’un partenariat plus solide et d’une approche coordonnée face aux défis sécuritaires.
La délégation nigériane a fermement contesté les accusations de génocide portées contre le pays, insistant sur le fait que les violences observées touchent l’ensemble de la population, sans distinction de religion ou d’origine ethnique.
« Les attaques violentes affectent les familles et les communautés au-delà des lignes religieuses et ethniques. »
Bayo Onanuga, conseiller spécial du président pour l’information et la stratégie
Elle a dénoncé toute tentative de présenter une image déformée de la situation, estimant qu’une telle approche risquerait de diviser davantage le pays.
En réponse, le gouvernement américain a réaffirmé son engagement à soutenir le Nigeria dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il a promis d’accroître le partage de renseignements, d’accélérer le traitement des demandes d’équipement de défense et d’étudier la possibilité de fournir des articles de défense excédentaires, en fonction des disponibilités. De plus, Washington s’est dit prêt à apporter une aide humanitaire aux populations touchées dans la région du Centre du Nigeria et à renforcer les mécanismes d’alerte précoce.
Les deux pays ont convenu de mettre en œuvre un cadre de coopération non contraignant et de créer un groupe de travail conjoint pour assurer une coordination efficace de leurs efforts. La délégation nigériane a également réaffirmé l’engagement de son gouvernement à renforcer la protection des civils.
Selon le communiqué, ces échanges ont permis de dissiper les malentendus concernant le Nigeria, de construire un partenariat constructif axé sur des solutions, de renforcer la confiance mutuelle et de promouvoir une approche coordonnée pour protéger les communautés vulnérables, en particulier dans la région du Centre. Le gouvernement fédéral nigérian a souligné sa sensibilité aux préoccupations concernant la liberté religieuse et la sécurité, et a assuré à ses citoyens que des mesures fermes et coordonnées sont en cours pour assurer la sécurité du pays.
La délégation nigériane était composée de personnalités de premier plan, notamment le procureur général de la Fédération, le prince Lateef Olasunkanmi Fagbemi, le chef d’état-major de la Défense, le général Olufemi Oluyede, le chef du renseignement de la Défense, le lieutenant-général Emmanuel Parker Undiandeye, l’inspecteur général de la Police, M. Kayode Egbetokun, l’ambassadeur Ibrahim Babani, directeur des relations étrangères au Bureau du conseiller à la sécurité nationale, et Mme Idayat Hassan, conseillère spéciale de la NSA.
