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Formula Legends reader review – Reader’s Feature

by Antoine Girard

Un voyage nostalgique à travers l’histoire de la Formule 1, avec un twist rétro et une bonne dose d’humour : le jeu Formula Legends séduit par son esthétique et son ambiance, mais souffre de lacunes dans sa jouabilité.

Formula Legends, développé par 3DClouds et sorti le 24 septembre 2025 sur PC, Xbox One, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox Series X/S et PlayStation 5, propose une expérience de course arcade stylisée et non officielle, traversant sept décennies de compétition automobile. Le jeu permet aux joueurs de piloter des voitures inspirées des écuries et pilotes emblématiques, comme Luis Hammerton sur une Merkseds ou Mike Shoemaker sur une Ferenzo, sur des circuits familiers mais légèrement modifiés pour éviter tout problème de droits d’auteur.

Le déblocage des voitures, des équipes et des circuits se fait au fur et à mesure de la progression dans le mode histoire, en accomplissant divers objectifs tels que parcourir une certaine distance ou remporter un nombre spécifique de courses avec des véhicules précis. L’aspect visuel du jeu est particulièrement soigné, avec des voitures au design légèrement écrasé et des pneus et casques de pilotes volontairement surdimensionnés pour un effet comique. L’environnement est également dynamique, notamment grâce à un système de pluie réaliste : les courses peuvent débuter sur une piste sèche et se terminer sous la pluie, avec des éclaboussures sur la caméra, des flaques et une visibilité réduite, simulant les difficultés rencontrées par les pilotes en conditions météorologiques difficiles.

Les arrêts aux stands et le changement de pneus sont bien présents, avec une dégradation des pneus affectant les performances à partir de 50 % d’usure, puis à 25 %. Cependant, la stratégie se révèle assez limitée, car il est généralement possible d’atteindre le milieu de course avec suffisamment d’adhérence pour ne devoir décider que du moment optimal pour effectuer un arrêt au stand (généralement entre le cinquième et le sixième tour sur une course de onze tours). La consommation de carburant varie en fonction de l’époque, mais l’absence d’option pour ajuster la quantité de carburant au départ limite les choix stratégiques à un simple ravitaillement à mi-course.

L’un des points forts du jeu réside dans son exploration de l’histoire de la Formule 1. L’évolution des voitures, des circuits et de la présentation est palpable au fil des décennies. Les courses de la fin des années 1960 sont baignées d’une teinte sépia, tandis que les circuits évoluent, passant de simples pistes bordées d’herbe et de bottes de paille à des infrastructures modernes dotées de graviers, de barrières de sécurité et de zones de dégagement en asphalte. Les sonorités des moteurs évoluent également, des turbos des années 1980 aux V10 hurlants des années 1990, en passant par les moteurs hybrides V6 turbo actuels (il est conseillé de couper la musique pour mieux les apprécier).

L’évolution des circuits est particulièrement notable avec la transformation du tracé du Dark Forest GP, inspiré du Nürburgring Nordschleife, en sa version moderne, plus courte et sécurisée. Toutefois, cette évolution semble tardive, ne se manifestant pleinement qu’à partir de la fin des années 1980, alors que l’accident de Niki Lauda en 1976 avait déjà conduit à des changements majeurs en matière de sécurité.

Malgré ces qualités, le jeu souffre de problèmes de maniabilité et d’intelligence artificielle. Le contrôle des voitures est imprécis, avec un décalage perceptible entre les commandes du joueur et la réaction du véhicule. De plus, les pneus peuvent soudainement adhérer à la piste lors des virages, provoquant des pertes de contrôle et des avertissements pour dépassement des limites de la piste. Il est également difficile de rattraper un dérapage en raison de ce même décalage.

Les adversaires contrôlés par l’ordinateur se comportent comme des « chars sur rails », capables de pousser le joueur hors de la piste ou de le faire tourner, même en cas de collision. Pour éviter ces incidents, il est préférable de rester en retrait dans les virages et de dépasser sur les lignes droites. Leur comportement est également incohérent, avec des performances en qualifications souvent inférieures à celles en course.

Les développeurs de 3DClouds ont reconnu ces problèmes et ont annoncé un premier correctif, prévu pour la fin de la semaine, afin d’améliorer la maniabilité et l’intelligence artificielle. Bien qu’il soit impossible de garantir son efficacité, cet engagement à écouter les retours des joueurs est encourageant.

Formula Legends est un jeu prometteur, qui témoigne de la passion des développeurs pour la Formule 1. Si les problèmes de maniabilité et d’IA sont résolus, il pourrait devenir une expérience de jeu encore plus agréable. Pour l’instant, il s’agit d’un jeu visuellement attrayant et riche en contenu, mais dont le plaisir de jeu est limité par ses défauts.

En bref : Une lettre d’amour visuellement magnifique au monde de la Formule 1, gâchée par un modèle de maniabilité défaillant et une IA prévisible.

Points forts :

  • Excellent rapport qualité-prix (19,99 £ / environ 23 €), avec sept décennies de contenu à débloquer.
  • Esthétique soignée et effets de pluie réalistes.
  • Sonorités des moteurs authentiques et adaptées à chaque époque.

Points faibles :

  • Maniabilité imprécise et IA paresseuse.
  • Absence de mode multijoueur.

Note : 6/10

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