Macron et la défense inébranlable de l’abolition

Emmanuel Macron a martelé lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Paris, que « la peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre. Jamais. Parce qu’elle ne dissuade pas ». Cette déclaration, rapportée par BFM, s’inscrit dans un contexte de tension sociale après les meurtres de Lyhanna et de Louis, qui ont relancé le débat en France. Le président a également souligné que « l’abolition est la reconnaissance de la dignité humaine », un principe qu’il a répété devant des milliers de participants. https://www.bfmtv.com/politique/elysee/elle-ne-dissuade-pas-emmanuel-macron-affirme-que-la-peine-de-mort-n-a-jamais-rendu-une-societe-plus-sure_AD-202606300766.html
Un sondage inquiétant et une division publique
Le Figaro révèle que 68 % des Français se disent favorables à un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes impliquant des enfants, selon un sondage CSA publié le 14 juin. Cette tendance inquiète le chef de l’État, qui a mis en garde contre « rien n’est acquis » dans le combat pour l’abolition. « Beaucoup de gens font semblant de croire que l’abolition est une évidence », a-t-il lancé, en soulignant que des pays comme l’Iran et la Chine maintiennent des taux d’exécution record. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/rien-n-est-acquis-emmanuel-macron-met-en-garde-contre-les-appels-a-retablir-la-peine-de-mort-20260630
Une résurgence globale et des défis locaux
Le Congrès a également mis en lumière une « résurgence des exécutions » dans des pays comme l’Iran, où 1.639 personnes ont été exécutées en 2025, un record depuis 1989, selon l’ONG ECPM. 20 Minutes rapporte que cette situation inquiète l’ambassadrice française pour les droits de l’homme, Isabelle Lonvis-Rome, qui dénonce l’usage de la peine capitale comme « outil de répression politique ». Macron a répété que « rien n’est acquis » dans ce combat, même en France, où l’opinion publique reste divisée. https://www.20minutes.fr/justice/4232102-20260630-peine-mort-emmanuel-macron-met-garde-face-debat-ressurgit
Le défi de l’émotion et de la rationalité
Le président a reconnu que le débat revient « dans un contexte émotionnel marqué » par des faits divers comme les meurtres de Lyhanna et de Louis. Cependant, il a insisté sur un « fondement de toutes nos sociétés démocratiques » : « Quoi que l’un ou l’une d’entre nous ait pu faire, nous n’avons pas le pouvoir de lui nier cette appartenance à notre humanité ». Cette rhétorique, partagée par les deux autres sources, souligne un écart entre les réactions émotionnelles et les arguments rationnels. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/rien-n-est-acquis-emmanuel-macron-met-en-garde-contre-les-appels-a-retablir-la-peine-de-mort-20260630
Macron a directement contredit l’idée que la peine de mort serait « une réponse » aux crimes, en affirmant que « ça n’a jamais eu la valeur dissuasive que certains pouvoirs autoritaires voudraient lui accorder ». Cette position, répétée dans les trois sources, s’appuie sur des études et des observations, bien que les articles ne citent pas de recherches spécifiques. Le président a aussi rappelé que « porter réparation au nom de la société » passe par des sanctions, mais pas par l’annihilation de la dignité humaine. https://www.20minutes.fr/justice/4232102-20260630-peine-mort-emmanuel-macron-met-garde-face-debat-ressurgit
Le Congrès, organisé par l’ONG ECPM, a réuni des représentants de 114 pays ayant aboli la peine de mort, mais aussi des critiques face à l’usage persistant dans des régimes autoritaires. Macron a souligné que « la bataille pour l’abolition est éminemment contemporaine », en référence aux tensions actuelles.
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