La capitaine de l’équipe de France de basket, Gabby Williams, a révélé avoir reçu « beaucoup de menaces de mort » en raison de son engagement public en faveur de l’inclusion des athlètes transgenres. Cette prise de parole fait suite au titre de championne WNBA décroché le 1er novembre 2026 avec les Golden State Valkyries.
Ce sacre, obtenu 68-63 dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, couronne une année 2026 exceptionnelle pour celle qui est née dans le Nevada d’un père américain et d’une mère française.
Gabby Williams, la superstar française du basket mondial
Et je fais partie de la communauté queer. Je suis très proche de nombreuses personnes trans, ce sont des êtres humains comme les autres. »

Pour la capitaine des Bleues, le débat actuel sur la participation des athlètes transgenres est perçu comme une forme d’exclusion ciblée. « J’accueillerais volontiers une athlète transgenre dans mon équipe ou contre mon équipe n’importe quand », a-t-elle affirmé. « C’est simplement une autre façon d’attaquer les personnes transgenres. » Elle a également ajouté, concernant les critiques reçues : « Si j’ai énervé un intolérant, tant mieux. » Son engagement n’est pas nouveau : en 2020, avec le Chicago Sky, elle avait déjà collaboré avec Brave Space Alliance, un centre LGBTQ+ dirigé par des personnes transgenres.
L’année 2026 de Gabby Williams, la plus grande année
Sur le plan sportif, cette année 2026 marque un sommet dans la carrière de Gabby Williams. Arrivée en avril au sein de la franchise d’expansion des Golden State Valkyries, elle a joué un rôle déterminant dans la conquête du premier titre de l’équipe, seulement deux ans après sa création. Elle rejoint ainsi Tony Parker dans le livre du basket français, le meneur ayant été sacré MVP des Finales en 2007.
Aux côtés de Williams, deux autres Françaises ont été sacrées : Janelle Salaün, élue meilleure sixième joueuse de la saison, et Aminata Gueye.

Gabby Williams, janelle Salaün et Aminata Gueye, trois Françaises
Avant d’atteindre les sommets du basket mondial, Gabby Williams s’était distinguée en athlétisme. À 15 ans, elle participait aux sélections olympiques américaines de saut en hauteur pour les Jeux de Londres en 2012, terminant cinquième, avant que des blessures au genou ne l’orientent définitivement vers les parquets. Passée par l’université du Connecticut, où elle a remporté deux titres universitaires en 2015 et 2016, elle est devenue une figure incontournable du basket international. Capitaine des Bleues, elle a décroché le bronze à Tokyo en 2021, l’argent à Paris en 2024, et une nouvelle médaille d’argent lors du Mondial 2026.
Sa saison 2026 est marquée par une densité rare : championne WNBA, MVP des Finales, et récompensée par le trophée Alain-Gilles de meilleure joueuse française de l’année. Elle a également brillé en Europe sous les couleurs du Fenerbahçe, remportant l’Euroligue et étant nommée meilleure défenseuse de la compétition pour la troisième fois de sa carrière. « Je ne serais pas là sans l’équipe de France », a-t-elle rappelé après sa victoire.
La suite du parcours en 2027
La saison de Gabby Williams se poursuivra dès le 8 janvier 2027 avec le lancement de la troisième édition de la ligue Unrivaled. La joueuse y retrouvera Marine Johannès. Ce nouvel engagement en basket 3×3 prolonge une année 2026 déjà historique, où elle a su trouver auprès des Valkyries un refuge face à la haine, tout en confirmant, selon les termes du propriétaire Joe Lacob, son statut de « meilleure joueuse du monde ».