Neuf personnes hospitalisées pour la grippe sur dix présentent au moins une affection médicale sous-jacente.
Près d’un demi-million de patients suivis
Ces travaux portent sur près d’un demi-million de personnes âgées randomisées individuellement. L’étude et sa publication ont été financées par Sanofi.
Les sous-groupes examinés incluent des patients atteints d’insuffisance cardiaque, de diabète, de fibrillation auriculaire, de maladie rénale chronique et de maladie pulmonaire chronique. L’évaluation cible les hospitalisations pour pneumonie ou grippe au sein de ces populations vulnérables pour déterminer si les avantages observés demeurent constants selon les différents profils de patients.
Incertitudes réglementaires et choix des assurés
La saison grippale a débuté de manière précoce. Des discussions persistent concernant la politique vaccinale et la disponibilité de nouvelles technologies, telles que le vaccin antigrippal à ARNm de Moderna, approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) en août pour les adultes âgés de 50 ans et plus.
En raison de l’absence de recommandations de la part du comité consultatif des CDC (ACIP), dont les nouveaux membres n’ont pas été nommés à la suite d’une décision de justice, les assureurs ne sont pas tenus de couvrir cette nouvelle option, obligeant certains patients à payer de leur poche.
L’effet statistique des campagnes de vaccination
Les observations selon lesquelles la majorité des cas recensés concernent des personnes vaccinées s’expliquent par un effet statistique de base. Lorsque la grande majorité d’une population est vaccinée, la plupart des contaminations surviennent nécessairement au sein de ce groupe, même lorsque le vaccin protège efficacement.