Le tricot est à la mode, et pas qu’un peu ! Une nouvelle émission de télévision britannique, Game of Wool: Britain’s Best Knitter, met en lumière un engouement grandissant pour cet art ancestral, avec à sa tête un hôte inattendu : le plongeur olympique Tom Daley.
La compétition, diffusée sur Channel 4, rassemble dix amateurs passionnés, désignés comme « les meilleurs du pays », qui s’affrontent au rythme des aiguilles pour décrocher le titre de meilleur tricoteur britannique. L’émission ne se contente pas de mettre en avant la technique, mais aussi la créativité débridée des participants.
Parmi les candidats, on retrouve Isaac, un étudiant en cybersécurité au regard fixe, Simon, un ancien marine écarlate, Ailsa, une experte en laine dotée d’une sagesse préternaturelle, et Dipti, une bibliothécaire tendue qui lâche, avec un soupir : « Laissez-moi tranquille, je tricote ». L’émission présente également Gordon, un chanteur de croisière pessimiste qui s’exclame : « Oh mon Dieu », et surtout, Holger, un personnage excentrique.
Holger, arborant une cravate et accompagné de son poulet en tricot – son « soutien émotionnel » – ne cache pas son scepticisme : « Me demander d’exprimer ma créativité avec une laine extra-épaisse, c’est un peu comme demander à un végétarien de s’exprimer à travers un steak », a-t-il déclaré. Il confie, avec lassitude, que le poulet le représente : « C’est un poulet nonchalant. »
Les défis proposés aux concurrents sont variés. Le premier épisode les a mis à l’épreuve sur des hauts originaux et des housses de canapé. La juge, Di Gilpin, une créatrice expérimentée, a averti : « Vous avez douze heures pour nous proposer un concept de design vraiment cohérent. » Son homologue, Sheila Greenwell, a observé, après le temps imparti, une création qui ressemblait à « un chapiteau soviétique condamné » : « On peut le faire, tout le monde ! », encourage Daley, virevoltant autour des tricheurs.
Le rôle de Tom Daley est atypique. Il se glisse dans la peau d’un hôte omniprésent, un brin fantasque, qui alterne entre professionnalisme et exubérance. On le voit modéliser des hauts, défiler au ralenti devant un bétail stupéfait, et échanger des commentaires, parfois acerbes, sur les créations des candidats. Il n’hésite pas non plus à offrir des câlins à ceux qui sont dépassés par la confection d’une quatrième jambière pour un canapé DFS.
Dans ses moments de calme, Daley entretient des conversations imaginaires avec « Petit Tom », une figurine tricotée en maillot de bain de plongeur. « Dis-le toi-même », murmure-t-il à son double miniature. « Non, dis-le toi. » Il agite sa réplique sans visage. « Petit Tom ne veut pas le dire », confie-t-il aux candidats, avec tristesse. « VOUS ÊTES À MI-PARCOURS. »
Malgré un départ de candidat controversé qui a failli déstabiliser la coiffure sophistiquée de Dipti, l’ambiance reste bon enfant. Des promesses sont faites de ne plus jamais évoquer le poulet émotionnel d’Holger, et un esprit de camaraderie se répand. C’est là, semble-t-il, la magie de la laine.
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