Home AffairesGaz naturel au cours de la semaine 52 : le tirage du BCF s’accentue à mesure que la demande hivernale se fait sentir

Gaz naturel au cours de la semaine 52 : le tirage du BCF s’accentue à mesure que la demande hivernale se fait sentir

by Amélie Bernard

La pression hivernale continue de peser sur les marchés du gaz, avec des niveaux de stockage en baisse et une volatilité accrue des contrats à terme. Les retraits importants de gaz stocké, combinés à une demande soutenue malgré des températures globalement modérées, maintiennent les prix sous tension.

Selon les données de l’Energy Information Administration (EIA) américaine, les stocks de gaz souterrains ont diminué de 158 milliards de pieds cubes (BCF) au cours de la semaine se terminant le 19 décembre, atteignant 3 420 BCF. Ce niveau est inférieur de 125 BCF à celui de l’année précédente et de 70 BCF à la moyenne des cinq dernières années à la même période. Cette baisse est plus importante que la moyenne des cinq dernières années, qui s’élève à 35 BCF.

La volatilité des contrats à terme, notamment celui de 2026 (F26), s’est intensifiée à l’approche de son expiration. Le prix actuel a dépassé la limite supérieure de la fourchette interquartile historique observée dix jours avant l’expiration, signalant une forte pression à l’achat ou un changement dans les anticipations du marché. Cependant, cette situation accrue augmente également le risque d’une correction à la baisse.

À court terme, la courbe à terme du gaz montre des divergences, tandis qu’à long terme, elle se stabilise. La forme de la courbe pour 2025 est comparable aux fourchettes observées entre 2023 et 2024, mais le contrat F26 présente une volatilité plus marquée.

L’écart entre l’offre et la demande en 2025 a diminué le 24 décembre, passant en dessous de la limite inférieure de la fourchette interquartile pour la période 2014-2024.

Les réserves actuelles permettent de couvrir environ 30 jours de consommation, soit un jour de plus qu’en 2024, mais deux jours de moins que la moyenne historique.

En Europe, les niveaux de stockage de gaz continuent de baisser, atteignant 66,1% au 24 décembre, soit une diminution de 2,7% par rapport à la semaine précédente. Ce niveau est inférieur de 9,8% à la moyenne et de 9,2% à celui de l’année dernière. Les pays les plus touchés par cette baisse sont la Croatie (41,7%), la Lettonie (50%), le Danemark (52,9%) et les Pays-Bas (53,5%). La Suède (102%), le Portugal (93,5%), la Pologne (85,7%), la Roumanie (78,8%) et l’Italie (76,5%) affichent les niveaux de stockage les plus élevés.

Aux États-Unis, la production de gaz a diminué de 3% le 24 décembre, représentant 35,9% du mix énergétique total. La production nucléaire a augmenté de 2,8% pour atteindre 20,8%, tandis que la production de charbon a diminué de 2,5%, se rapprochant de son plus bas niveau depuis cinq ans (16,8%). La production éolienne a connu des fluctuations importantes, atteignant 17,5% avant de se stabiliser à 13,9%. La production solaire représente 3,5% du total.

Les indicateurs combinés de degrés-jours de chauffage et de refroidissement (HDD+CDD) pour l’ensemble des États-Unis se situent actuellement dans la partie inférieure de la fourchette historique. Les prévisions météorologiques pour les deux prochaines semaines suggèrent des températures dans les fourchettes moyennes à modérément douces, conformes à la normale saisonnière sur 30 ans.

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