Publié le 13 janvier 2026 17:27:00. L’investisseur autrichien Gerald Hörhan tire la sonnette d’alarme sur la fragilité financière des retraités, appelant à une épargne rigoureuse et à une planification financière proactive pour éviter la précarité.
- Gerald Hörhan estime que les politiques économiques actuelles érodent le pouvoir d’achat des citoyens.
- Il recommande un investissement annuel de 30 000 francs suisses (environ 31 500 euros) dès le plus jeune âge.
- L’expert souligne l’importance de générer des revenus passifs grâce aux investissements pour maintenir un niveau de vie confortable à la retraite.
La retraite, loin d’être une période de liberté financière, peut rapidement se transformer en une source d’inquiétude, selon Gerald Hörhan, un financier autrichien de 50 ans à l’allure atypique. Connu pour son look de « punk de l’investissement » – mohawk et tenues en cuir –, Hörhan affirme posséder un patrimoine dépassant largement les 30 millions de francs suisses (environ 32,5 millions d’euros).
Dans une interview, Hörhan met en garde contre le risque de sombrer dans la pauvreté une fois à la retraite. L’inflation, combinée à des dépenses qui ne cessent d’augmenter, peut rapidement épuiser les réserves financières, forçant de nombreux seniors à continuer de travailler, même dans un pays prospère comme la Suisse. De plus en plus de Suisses repoussent l’âge de la retraite pour maintenir leur niveau de vie.
Pour Hörhan, la clé d’une retraite sereine réside dans une planification financière rigoureuse et un investissement précoce. Il estime qu’il faut accumuler un capital suffisant pour couvrir ses dépenses courantes uniquement grâce aux revenus générés par les investissements, tels que les dividendes et les intérêts.
« Il faut investir 30 000 francs chaque année. »
Gerald Hörhan
Selon lui, le montant nécessaire varie en fonction de l’inflation et de la fiscalité, mais une règle générale consiste à multiplier ses dépenses annuelles par vingt. Pour un niveau de vie plus confortable, incluant voyages et loisirs, ce chiffre doit être considérablement plus élevé.
Hörhan insiste sur l’importance de commencer à épargner le plus tôt possible. « Idéalement, à 20 ans, vous serez riche à 50 ans », affirme-t-il, soulignant le pouvoir des intérêts composés sur le long terme. Il met également en garde contre les erreurs courantes qui peuvent compromettre l’épargne, comme les dépenses impulsives, les dettes de consommation et les investissements mal avisés.
« Vous ne pouvez pas être un idiot de consommateur. »
Gerald Hörhan
L’investisseur déconseille notamment l’achat d’une maison individuelle, qu’il juge coûteuse en entretien et dont la valeur ne progresse pas toujours suffisamment. Il préconise plutôt de louer un logement et d’investir dans l’immobilier locatif.
Concernant les meilleures stratégies d’investissement, Hörhan recommande de se former pour éviter les arnaques et de diversifier ses placements. Il évoque son propre expérience avec le Bitcoin, qu’il a commencé à acheter en 2016, et dont il a profité pour renforcer sa position lors des baisses de prix.
Hörhan pointe également du doigt les politiques économiques qu’il juge destructrices de richesses. Il déplore l’endettement croissant des États et le recours à la création monétaire, qui entraînent une dévaluation de la monnaie et une perte de pouvoir d’achat. Il observe une augmentation du nombre de sans-abri et une diminution de l’espace habitable, même en Suisse.
« Nous assistons à une destruction des richesses des gens par la politique. »
Gerald Hörhan
Selon lui, la Dacia, une marque automobile low-cost, est devenue la voiture la plus vendue en Europe, ce qui témoigne d’une baisse générale du niveau de vie.
