La Nouvelle-Zélande a rompu les rangs au sein de la Confédération du football d’Océanie le 14 août 2026, en retirant son appui à la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Cette décision intervient sur fond de divisions mondiales provoquées par un projet avorté de vente de droits commerciaux de la Coupe du monde.
Le paysage du football international tangue dangereusement. Alors que la Confédération du football d’Océanie (OFC) a exprimé son soutien au président de la FIFA Gianni Infantino lors d’une réunion exécutive en Fidji, la Nouvelle-Zélande a choisi de faire cavalier seul. Seul membre de l’OFC à avoir décroché sa qualification pour la Coupe du monde 2026, New Zealand Football (NZF) a officialisé sa rupture avec la ligne officielle de sa confédération régionale.
La fracture néo-zélandaise et la défiance envers la FIFA
La fronde menée par Wellington s’inscrit dans une crise plus vaste qui secoue l’instance dirigeante du ballon rond.
Trois confédérations majeures, à savoir l’UEFA pour l’Europe, l’Asian Football Confederation (AFC) et la Concacaf pour l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes, avaient déjà signifié leur opposition frontale et réclamé des comptes.
New Zealand Football a indiqué dans un communiqué officiel qu’après mûre réflexion, elle estimait que les décisions et les actions prises au sein de la FIFA avaient contribué à une rupture de la confiance et à une division accrue au sein du football international, et qu’un examen indépendant était nécessaire pour rétablir la confiance.
New Zealand Football, Communiqué officiel
Exigences de transparence et refus des compromis internes
Au-delà du simple retrait de soutien, la fédération néo-zélandaise exige la mise en place d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur la genèse du projet dit Fifa Forward Enterprise scheme. L’agence Reuters rapporte les précisions apportées par le directeur général de la NZF, Andrew Pragnell, concernant la nécessité d’une structure totalement neutre pour analyser les dysfonctionnements passés.
Andrew Pragnell, chief executive de New Zealand Football, a expliqué qu’ils avaient demandé un examen indépendant précisément parce qu’ils refusaient une sorte de blanchiment rapide en interne, et a ajouté qu’un examen indépendant faisait partie des demandes formulées par d’autres confédérations pour contribuer à restaurer une partie de la confiance.
Andrew Pragnell, Chief Executive de New Zealand Football
Andrew Pragnell, chief executive de New Zealand Football, a déclaré que toute personne liée au football dans le monde méritait de savoir où ils se positionnaient, que la Nouvelle-Zélande était un pays qui s’était toujours guidé par ses valeurs et qu’ils étaient fiers de placer celles-ci au premier plan, ainsi que les supporters et la communauté du football, car il existait selon lui des appels très forts au changement à l’heure actuelle.
Andrew Pragnell, Chief Executive de New Zealand Football
La réponse mesurée de l’Océanie et les appuis géopolitiques d’Infantino
De son côté, la Confédération du football d’Océanie a adopté une position beaucoup plus conciliante. Tout en saluant la décision de la FIFA de jeter aux oubliettes le projet contesté, l’OFC a tenu à rappeler les progrès accomplis sous la houlette de la gouvernance actuelle au cours de la dernière décennie.
Le comité exécutif de l’OFC a indiqué dans un communiqué officiel qu’il saluait la décision de la FIFA de retirer la proposition FFE ainsi que son engagement à examiner les questions entourant le projet, qu’il reconnaissait les progrès réalisés au cours de la dernière décennie pour faire avancer le développement du football en Océanie sous la direction de la FIFA, et qu’il encourageait la FIFA à saisir cette occasion pour identifier et mettre en œuvre les changements qui pourraient s’avérer nécessaires.
Comité exécutif de l’OFC, Communiqué officiel
Malgré la fronde menée par l’UEFA, la Concacaf et l’AFC — représentant au total 143 des 211 associations membres —, Gianni Infantino conserve de solides soutiens à l’approche du scrutin de mars prochain. La Confédération africaine de football (CAF) ainsi que l’instance sud-américaine (Conmebol) ont confirmé leur allégeance au dirigeant helvétique.
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