Home AffairesGoogle fait l’objet d’une enquête de la Commission européenne pour déclassement de sites d’information

Google fait l’objet d’une enquête de la Commission européenne pour déclassement de sites d’information

by Amélie Bernard

Publié le 13 novembre 2024. La prise en charge de la douleur chronique en Italie est marquée par de fortes disparités régionales, laissant de nombreux patients sans accès équitable aux soins. Un nouveau manifeste, fruit d’une large coalition, vise à faire appliquer une loi de 2010 qui garantit le droit de ne pas souffrir.

  • Un nouveau manifeste, baptisé Manifeste 2.0, a été signé le 25 février 2025 pour améliorer la prise en charge de la douleur chronique.
  • Une enquête révèle que 70 % des citoyens italiens ignorent l’existence de la loi n° 38 de 2010, qui reconnaît le droit de ne pas souffrir.
  • Des experts soulignent le manque de culture du traitement de la douleur chronique en Italie et la nécessité d’une formation accrue des professionnels de santé.

La situation de la prise en charge de la douleur chronique en Italie est loin d’être uniforme. Si certains territoires disposent de réseaux de soins efficaces, d’autres peinent à offrir un accès adéquat aux traitements, laissant les patients livrés à eux-mêmes. Cette réalité contraste avec le droit à ne pas souffrir, inscrit dans la loi n° 38 de 2010, mais trop souvent ignoré. C’est le constat qui ressort d’une discussion récente, intégrée au cinquième et dernier épisode du vodcast « Et vous, savez-vous ce que ça fait ? », une série produite par Adnkronos en partenariat avec Sandoz, disponible sur YouTube et Spotify.

Le 25 février 2025 a marqué la signature du Manifeste 2.0 sur la douleur chronique, un document qui appelle à une « nouvelle conscience de la pathologie » afin de garantir une prise en charge appropriée des patients. Sa particularité réside dans son processus de création : une véritable collaboration entre sociétés savantes, cliniciens, institutions nationales et régionales, entreprises, acteurs de santé, patients et citoyens. Cette approche synergique et inclusive vise enfin à traduire en actes une loi qui, bien que promulguée il y a quinze ans, reste largement sous-exploitée.

L’Honorable Ilenia Malavasi, membre de la Commission des Affaires Sociales de la Chambre des Députés, est sans équivoque :

« Il n’y a pas de culture de traitement de la douleur chronique dans notre pays. »

Ilenia Malavasi, membre de la Commission des Affaires Sociales de la Chambre des Députés C’est, selon elle, l’obstacle majeur à surmonter. La douleur est encore trop souvent perçue comme un simple symptôme, une conséquence d’une autre maladie, et non comme une pathologie à part entière, complexe, invalidante et ayant un impact significatif sur la qualité de vie. Elle souligne également une dimension culturelle :

« La souffrance n’est pas toujours considérée comme une pathologie. »

Ilenia Malavasi, membre de la Commission des Affaires Sociales de la Chambre des Députés Les conséquences sont bien connues : diagnostics tardifs, parcours de soins longs et sinueux, accès aux soins inappropriés. Elle note également une disparité de genre : les femmes sont souvent celles qui vivent le plus longtemps sans bénéficier de soins adaptés.

Pour Malavasi, deux actions prioritaires s’imposent : sensibiliser le grand public et former le corps médical, des médecins généralistes aux spécialistes, en passant par les cursus universitaires. Tiziana Nicoletti, responsable de la coordination de l’Association des Maladies Chroniques et Rares de Cittadinanzattiva, insiste sur le fait que la loi n° 38, bien qu’elle représente « une sauvegarde de la civilisation », est « peu connue et peu appliquée ». Une enquête menée par Cittadinanzattiva confirme cette observation : 70 % des citoyens ignorent l’existence de cette loi, et 60 % d’entre eux souffrent déjà d’une pathologie chronique. Cela signifie que ceux qui ont le plus besoin de connaître leurs droits ne disposent pas des informations nécessaires pour les exercer. Sans information, il n’y a pas d’autonomisation, et sans autonomisation, il n’y a pas de demande de changement.

Paolo Fedeli, responsable des affaires corporatives chez Sandoz, considère que le Manifeste est un outil précieux pour mettre en lumière les bonnes pratiques et rendre « plastiquement évidente » la valeur des solutions déjà disponibles, mais pas encore accessibles de manière uniforme. Selon lui, il ne s’agit pas de réinventer, mais de « systématiser, intégrer, communiquer, faire communiquer les centres, les territoires, les formations et les réseaux ». Il est crucial, ajoute-t-il, que les régions élaborent des plans de renforcement cohérents. Malavasi réaffirme l’importance d’une formation transversale de tous les professionnels de santé, car le médecin traitant, premier interlocuteur du patient, doit être capable de reconnaître la douleur chronique et de l’orienter vers les soins appropriés.

« Un diagnostic plus rapide signifie moins de coûts, moins de listes d’attente inappropriées, moins de pèlerinages entre spécialistes. »

Ilenia Malavasi, membre de la Commission des Affaires Sociales de la Chambre des Députés Il est également essentiel de distinguer clairement les soins palliatifs et la thérapie de la douleur, afin d’éviter les confusions qui entravent le développement et la mise en œuvre des traitements.

Nicoletti conclut en appelant à une intégration réelle de la thérapie de la douleur dans les nouvelles structures définies par le Décret ministériel n° 77 (Dm77). La douleur chronique reste une réalité en construction, encore trop inégale et trop dépendante du lieu de résidence. Cependant, les outils existent, la loi est là, et des alliances se sont formées. La série de vodcasts « Et vous, savez-vous ce que ça fait ? Comprendre et gérer la douleur chronique » explore ces pistes et propose des solutions, et est disponible en ligne sur la chaîne YouTube et dans la section podcast d’adnkronos.com, ainsi que sur Spotify.

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