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Grève à Madrid et vite à Barcelone

by Nicolas Lefèvre

Publié le 17 octobre 2025 à 01h00. Entre une grève générale en soutien à Gaza et la cérémonie de remise du prix Planeta, un chroniqueur madrilène relate une soirée riche en paradoxes, où les préoccupations politiques et les vanités littéraires se croisent dans un tourbillon d’envie et de rhum.

  • Une grève générale a été observée en Espagne en faveur de la paix à Gaza, mais le chroniqueur note une certaine ironie dans le fait que la situation semble s’être apaisée au moment même du mouvement social.
  • La cérémonie de remise du prix Planeta, prestigieuse récompense littéraire espagnole, a été remportée par Juan del Val, suscitant l’amertume du chroniqueur qui regrettait de ne pas pouvoir y assister.
  • Une soirée excentrique célébrant le cinquième anniversaire de Flabelus, un événement décrit comme une fête rétro inspirée de l’impératrice Sisí, a offert une alternative inattendue à la soirée Planeta.

La semaine a été marquée par un sentiment d’absurdité pour notre chroniqueur. D’abord, la grève générale, un geste fort en faveur de la paix à Gaza, qui semble paradoxalement survenu alors que la situation sur le terrain évoluait déjà. Il évoque les motivations complexes derrière cette mobilisation, allant des conflits historiques aux préoccupations contemporaines. Il se demande, avec une pointe d’ironie, si l’on ne se souvient pas également des injustices passées, des Maures victimes des croisades aux naufragés de la conquête américaine, et même de l’héritage de Franco.

Le chroniqueur déplore avoir manqué le train pour Barcelone et la cérémonie de remise du prix Planeta. Il exprime son mécontentement face à la victoire de Juan del Val, avouant une certaine jalousie face au gain d’un million de dollars. Il suit l’événement en streaming depuis un bar près de la gare d’Atocha, tout en commandant un rhum avec de la glace et en profitant de la terrasse tant que l’hiver le permet. Il confie qu’il aurait préféré éviter la compagnie d’un stagiaire en marketing de Planeta, une rencontre qu’il redoute particulièrement.

Carmen Posadas, figure emblématique de Planeta, a annoncé le nom du lauréat. Le chroniqueur, déçu, a alors opté pour une fête à Madrid célébrant les anciens lauréats du prix, tels que Paco Umbral et Juan Marsé. Il enchaîne les rhums, ruminant son envie et se demandant ce qu’il ferait avec un tel gain financier. Il s’interroge sur l’importance du prestige face aux chiffres de Planeta, regrettant que Juan del Val figure désormais dans ses statistiques, alors que lui n’y est pas.

Parallèlement à ces réflexions, le chroniqueur a assisté au cinquième anniversaire de Flabelus, une soirée extravagante inspirée de l’impératrice Sisí. La décoration était somptueuse, avec des bals, des concerts et des artistes peignant des portraits d’impératrices. Il décrit une atmosphère surréaliste où tous les invités semblaient se prendre pour des princesses autrichiennes. Il y a même trouvé du rhum, et a engagé la conversation avec le serveur sur le palmarès du prix Planeta, qui lui a confié que Nuria Roca aurait mérité la récompense. Il a suggéré d’autres noms, comme Trancas ou Barrancas, avant de rentrer chez lui, avec un sentiment de tristesse, mais aussi une certaine satisfaction d’avoir vécu une soirée hors du commun.

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