Publié le 22 novembre 2025 à 21h29. L’administration américaine envisage de suspendre plusieurs universités, dont l’université George Washington, d’un programme de recherche fédéral en raison de leurs politiques en matière de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI). Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à limiter l’influence de la DEI dans l’enseignement supérieur.
- Le Département d’État examine les universités participant au programme Diplomacy Lab pour identifier celles qui promeuvent activement la DEI dans leurs pratiques de recrutement.
- Une note interne du Département d’État liste 38 universités susceptibles d’être exclues du programme à partir du 1er janvier 2026.
- L’université George Washington affirme que ses pratiques d’embauche sont conformes à la loi et qu’elle n’a reçu aucune communication officielle du Département d’État à ce sujet.
Selon des informations obtenues par le Guardian, le Département d’État américain a identifié 38 universités qui, selon lui, mettent en œuvre des politiques de recrutement favorisant la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI). Ces institutions pourraient être exclues du programme Diplomacy Lab, un partenariat entre le Département d’État et les universités permettant aux étudiants et aux professeurs de mener des recherches sur des questions de politique étrangère. Une note interne datée du 17 novembre, consultée par le Guardian, évalue les universités sur une échelle de quatre niveaux, celles ayant une politique claire en matière de DEI étant marquées en rouge et celles ne présentant aucune preuve de DEI en vert.
Un responsable du Département d’État a souligné que l’administration du président Donald Trump est “très claire” sur sa position concernant la DEI et qu’elle examine tous les programmes pour s’assurer de leur conformité avec ses directives. Le programme Diplomacy Lab, lancé en 2013, permettait aux étudiants de travailler sur des projets de recherche liés à des enjeux tels que le changement climatique, les droits de l’homme, la cybersécurité et l’extrémisme violent. En savoir plus sur Diplomacy Lab.
L’université George Washington (GW) a déclaré n’avoir reçu aucune notification officielle du Département d’État concernant une éventuelle suspension. Cependant, Julia Garbitt, porte-parole de l’université, a affirmé que GW était au courant des informations circulant à ce sujet. Elle a ajouté :
« GW reste déterminé à faire progresser ses missions d’enseignement, de recherche et de soins aux patients. Favoriser et soutenir une communauté dynamique, engagée, inclusive et accueillante, où chacun est libre d’apprendre, de vivre et de travailler, est fondamental pour ces missions. »
Julia Garbitt, porte-parole de l’université George Washington
GW affirme également être un employeur garantissant l’égalité des chances et s’engage à maintenir un environnement de travail non discriminatoire et diversifié, comme le précise sa déclaration sur la diversité et l’inclusion des ressources humaines. L’université assure qu’elle ne pratique aucune discrimination illégale fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe, l’origine nationale, l’âge, le handicap, le statut d’ancien combattant, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, ou toute autre base interdite par la loi.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question des programmes DEI par l’administration Trump. Des agences fédérales ont déjà mis fin au financement de 47 projets de recherche affiliés à GW au cours de l’année écoulée, ciblant notamment les études axées sur la santé des populations minoritaires et les effets de la désinformation en ligne. Plus d’informations sur les coupes budgétaires. Cinq subventions des National Institutes of Health (NIH) visant à étudier les effets du VIH sur les populations minoritaires raciales ont également été supprimées. Détails sur les subventions NIH supprimées.
Il reste à déterminer si l’université George Washington figurera sur la liste des institutions suspendues du programme Diplomacy Lab et quelles seront les conséquences de cette décision sur ses activités de recherche.
