Publié le 8 octobre 2025 à 14h44. Le président colombien Gustavo Petro alerte sur un risque imminent d’intervention militaire américaine au Venezuela, après la fin des négociations secrètes entre Washington et le régime de Nicolás Maduro.
- Gustavo Petro accuse l’administration Trump de préparer une « invasion construite sur des mensonges ».
- Donald Trump aurait mis fin aux pourparlers diplomatiques secrets avec le Venezuela, frustré par le refus de Maduro de céder le pouvoir.
- Des figures influentes de l’administration Trump, dont Marco Rubio, poussaient à une ligne dure contre Caracas.
Le président colombien Gustavo Petro a exprimé ce lundi son inquiétude face à une possible intervention militaire américaine au Venezuela. Cette alerte intervient après la révélation par le New York Times de l’abandon par le président Donald Trump des efforts diplomatiques discrets qu’il entretenait avec le gouvernement de Nicolás Maduro.
Selon Petro, la négociation diplomatique aurait dû se concentrer sur des élections libres, un accord politique entre les Vénézuéliens et une levée totale des sanctions, comme le proposait initialement Joe Biden. Il déplore un manque de courage et craint désormais une escalade vers un conflit armé fondé sur des informations erronées.
Le New York Times rapporte que Donald Trump a mis un terme aux discussions secrètes menées par son envoyé spécial, Richard Grenell, également directeur exécutif du Kennedy Center, avec des représentants du gouvernement vénézuélien. Ces négociations, qui visaient à trouver une issue diplomatique à la crise, ont été interrompues sur instruction directe de Trump lors d’une réunion avec des hauts responsables militaires.
Le quotidien américain précise que le président Trump était mécontent du refus de Maduro d’accepter les exigences de Washington, notamment sa démission, et de son déni de tout lien avec le trafic de drogue. Cette décision, selon le New York Times, « ouvre la voie à une éventuelle escalade militaire », certains conseillers de l’administration Trump plaidant pour des actions énergiques afin de forcer le départ de Maduro.
Des personnalités influentes du gouvernement Trump, dont Marco Rubio, secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale, John Ratcliffe, directeur de la CIA, et Stephen Miller, conseiller en sécurité et en politique intérieure, auraient exercé des pressions pour une approche plus agressive envers Caracas. Rubio, fervent défenseur d’une ligne dure contre le chavisme, a qualifié Maduro de « fugitif de la justice américaine » et de « dirigeant illégitime », rappelant que le ministère de la Justice américain a émis un mandat d’arrêt contre lui pour trafic de drogue. Washington a même porté la récompense pour sa capture à 50 millions de dollars.