Un accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis, Israël et le Hamas a permis la libération de 20 otages détenus à Gaza, lundi, en échange de la libération de 250 prisonniers palestiniens. Cette première étape d’une trêve fragile offre un rare espoir dans un conflit qui a fait des dizaines de milliers de victimes.
Les otages, transférés par la Croix-Rouge aux forces israéliennes, ont franchi la frontière entre Gaza et Israël. En contrepartie, Israël a libéré 250 prisonniers palestiniens dans les prisons de Gaza et de Cisjordanie, ainsi que plus de 1 700 Palestiniens détenus à Gaza depuis le début de la guerre, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023 contre un festival de musique israélien. Le Hamas prévoit également de restituer les dépouilles de 28 otages décédés à leurs familles.
L’attaque menée par le Hamas en 2023, qui avait causé la mort d’environ 1 200 personnes, avait entraîné une riposte massive d’Israël dans la bande de Gaza. Selon le ministère de la Santé de Gaza, cette riposte a fait plus de 67 000 morts. Bien que l’organisation dirigée par le Hamas ne distingue pas les décès de civils et de combattants, son bilan est considéré comme l’estimation la plus précise du nombre total de victimes de la guerre, y compris par les Nations unies.
L’ancien président américain Donald Trump a salué le cessez-le-feu et la libération des otages, lundi, en les qualifiant de « l’aube d’un nouveau Moyen-Orient » lors d’un discours devant la Knesset, le parlement israélien. Il a loué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu’il a décrit comme un homme « pas toujours facile à cerner », mais qui a fait preuve d’un « courage et d’un patriotisme exceptionnels » en acceptant cet accord.
Netanyahu a, de son côté, qualifié Trump de « plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche » et a suggéré qu’il devrait recevoir le prix Nobel de la paix pour ses efforts. « Il est un véritable ami d’Israël », a-t-il déclaré.
Donald Trump doit rencontrer plus tard dans la journée, lundi, le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, ainsi que les dirigeants du Qatar, de Jordanie, de l’Autorité palestinienne, de France, d’Allemagne et d’Indonésie dans le cadre d’un sommet pour la paix célébrant le cessez-le-feu.
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