L’administration Trump ambitionne de renforcer considérablement la puissance militaire américaine. Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a annoncé le 12 janvier que le président Donald Trump souhaite porter le budget de la défense à 1 500 milliards de dollars (environ 1 400 millions d’euros) d’ici 2027, un signal fort adressé à la scène internationale.
Cette proposition budgétaire représente une augmentation substantielle de 66 % par rapport aux 901 milliards de dollars (environ 840 millions d’euros) initialement prévus pour l’exercice 2026. Selon M. Hegseth, cette augmentation permettra aux États-Unis de se rapprocher de l’objectif fixé par l’OTAN, qui encourage ses membres à consacrer 5 % de leur produit intérieur brut aux dépenses militaires, contre 2 % actuellement.
L’annonce intervient quelques jours après une opération militaire américaine au Venezuela, le 3 janvier, au cours de laquelle les forces américaines ont neutralisé les défenses aériennes du pays et capturé l’ancien dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro. Des avions de combat de pointe, tels que les F-22 Raptor et les F-35 Lightning II, conçus en partie par Lockheed Martin, ont été déployés lors de cette mission.
Lors d’une visite le 12 janvier dans les locaux de Lockheed Martin à Fort Worth, au Texas, Pete Hegseth a souligné l’engagement de l’administration Trump à utiliser efficacement les fonds publics. « Nous allons réaliser toutes les économies possibles pour nous assurer que nous investissons dans les meilleures capacités au monde, comme celles que vous construisez ici », a-t-il déclaré aux employés de l’entreprise.
M. Hegseth a également insisté sur la nécessité pour les entreprises du secteur de la défense de réinvestir dans leur production, plutôt que de privilégier les rachats d’actions ou les dividendes. Le 7 janvier, Donald Trump avait d’ailleurs lancé un avertissement en ce sens aux principaux entrepreneurs du secteur, citant notamment Raytheon. À ce stade, le Pentagone a déjà conclu un accord de sept ans avec Lockheed Martin pour tripler la production de missiles sol-air Patriot, et un contrat de 328,5 millions de dollars (environ 305 millions d’euros) a été signé en décembre 2025 pour fournir du matériel militaire à Taïwan, confronté aux pressions de la Chine.
« Peu importe le nom qui figure sur le missile ou l’avion, nous voulons juste le meilleur », a conclu M. Hegseth, affirmant que le ministère de la Guerre souhaite une concurrence loyale entre les entreprises du secteur. « Nous reconstruisons l’arsenal de la liberté. Le président Trump l’a fait lors de son premier mandat, et nous allons le faire encore », a-t-il ajouté.
